25/04/2008

25. Dix-huitième jour de Vézelay à Lormes

Lundi 18 mai 2003.

Je me mets en route qu’à  dix heures trente après une nuit agitée.

Une fine pluie intermittente tombe.

C’est mon premier jour de pluie, depuis ma mise en route pour Compostelle.

Aujourd’hui, je parcours des chemins forts dénivelés ce qui  fait consommer plus vite les batteries. J’ai perd du temps au début de la journée suite à une erreur du à  la fatigue. Je parcours quatre kilomètres en  plus.

Je m’arrête pendant une heure pour recharger mes batteries et pendant ce temps, je m’assoupie.

 

Lorsque j’arrive à Lormes, je demande aux habitants s’il y avait un gîte ou une chambre d’hôtes dans la région. Les gens m’indiquent gentiment le chemin pour me rendre à l’auberge. Lorsque j’y arrive, j’ai difficile à entrer parce qu’il est inaccessible en chaise.

 

 

La porte est ouverte mais il n’y a personne. La personne qui gère cette auberge n'est pas joingnable que dans un magasin mais comme nous sommes  dimanche, je ne peu pas la joindre.

Je mets ma chaise dans le jardin et je rentre avec mes béquilles.

Je mets recharger mes batteries en passant le câble par la fenêtre et je place la bâche au-dessus de la chaise, pour éviter qu’elle ne soit mouillée au matin parce qu’il pleut.

 

Après m’être installée, je fais à manger et je prépare ma route pour le lendemain.

Pour finir la journée, je regard un peu la télévision. J’ai rarement eu l’occasion de voir la télévision depuis mon départ et cela ne m’a pas manqué du tout sauf pour la météo.

Je passe la soirée et la nuit seule dans l’auberge. Il n’y a aucun autre occupant. Après avoir passé la nuit au gîte des Rochers à Lormes, je dois me remettre en route.

 

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11:29 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/04/2008

24. Seizième et dix-septième jour, un séjour prolongé à Vézelay



Vendredi 16 mai, je reste à Vézelay pour bien me reposer, visiter la ville et passer de bons moments avec des amis.

Après une nuit bien méritée j’espérais pouvoir dormir plus longtemps. Malheureusement les éboueurs sont passés au camping à six heures trente pour faire leur travail.

Après une nuit humide et froide, je me lève à six heures trente tellement que j’ai froid. Apparemment, je ne suis pas la seule car nous sommes plusieurs à nous diriger vers les douches. Heureusement, les douches sont bien chaudes et cela me permet de me réchauffer. Etant levée et réchauffée, je vais chercher le pain en me promenant avec Léa.

Il est déjà presque huit heures lorsque je  retourne au camping.

Le temps de déjeuner, faire un peu de rangement et la fin de la matinée était déjà là. C’est alors que mon ami Stany arrive.

Comme j’attends encore deux de mes amis, je vais me promener avec Stany et Léa au centre de Vézelay.

Vézelay est célèbre pour sa basilique romane dédiée à Sainte Marie Madeleine.

Elle est une étape importante du chemin de Compostelle.

Mais Vézelay a aussi sa beauté propre, grâce aux ruelles pentues et aux vieilles maisons qui s’agrippent aux flancs de la colline éternelle. Des maisons s’élèvent sur des salles romanes souterraines où logeaient les pèlerins dans le temps.

La promenade des remparts offre des échappées sur la campagne environnante et, depuis la terrasse du château, au chevet de la basilique, on a une vue splendide sur la vallée de la cure et jusqu’à Morvan.

 

Je veux visiter la basilique Sainte Madeleine avec mon ami Stany, mais il y a une volée d’escalier et l’accès avec la rampe est fermé. Près d’une heure après avoir demandé qu’on ouvre la porte accessible en chaise. Elle est toujours fermée. Je prends mon courage à deux mains et je monte comme je peux les escaliers, aidée par mes  béquilles et mon ami Stany.

Arrivée à l’intérieur de la basilique, nous sommes très mal reçus car nous n’avons pas attendu plus longtemps qu’il nous ouvre la porte et car le chien est avec nous.

Je réponds qu’il m’accompagne et que lui aussi est pèlerin. Mais rien à faire et je fais demi tour.

C’est alors qu’il décide d’ouvrir la porte accessible en chaise roulante.

Nous entrons avec le chien et visitons la basilique.

En sortant de la basilique, Bibiane et son époux Etienne me téléphonent pour me prévenir de leurs arrivées à l’auberge de jeunesse. Ils nous rejoignent en ville et nous allons manger ensemble. Nous passons un moment agréable à quatre. Après le repas, Stany nous quitte pour se rendre à un mariage. Nous rentrons à l’auberge de jeunesse pour nous reposer.

Après avoir dormi une nuit sous tente, le responsable de l’auberge accepte que je loge à l’auberge avec Léa, car il n’y a personne et parce qu’il a vu la difficulté pour moi que de loger sous tente

Après s’être installés dans la chambre, nous profitons de nous détendre au jardin. C’est alors que Léa reviens avec un os de je ne sais où et l’a dévoré.

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant très agréable où nous parlons longuement avant de rentrer nous coucher.

Pour un jour de repos, il passe très vite, j’ai a peine le temps de le voir passer.

 

 

Samedi 17 mai :

Habituée à me lever tôt pour partir sur les chemins de Compostelle depuis mon départ, il m’est difficile de dormir tard.

Je donc prépare la table pour le petit déjeuner.

Après avoir déjeuné, nous allons nous promener dans Vézelay, visiter et faire une série de photos.

Nous croisons un show de Ferrari et je demande à mes amis de me prendre en photo avec ma Ferrari (chaise roulante) parmi les autres Ferrari.

Ma chaise roulante peut bien avoir le titre de Ferrari pour avoir franchi 524 km en deux semaines sur les routes.

Pour dîner, nous allons manger dans un petit restaurant chambre d’hôte, très simple et très agréable auprès du feu de bois.

L’après-midi nous allons chercher une nouvelle crédenciale pour continuer ma route.

C’est à la communauté de Jérusalem que nous l’obtenons.

Je suis abasourdi lorsqu’il nous dit qu’il ne s’agit pas de n’importe qu’elle crédenciale mais celle de l’église catholique. Comme si cela a de l’importance ! La crédenciale est le passeport pour l’accès des gîtes pour les pèlerins. Un pèlerinage est ouvert à tous et non seulement au catholique. Les pèlerins ne crient pas sur les toits leurs religions. Ils peuvent aussi bien être protestant ou autre encore.

 

Deux jours, que cela passe très vite et comme tout à une fin, il faut déjà rentré à l’auberge de jeunesse car mes amis doivent rentrer en Belgique.

Cela m’a fait chaud au cœur de revoir mes amis, malheureusement tous les bons moments ont une fin. Il faut se dire au revoir. Cette séparation est dure aussi bien pour moi que pour Léa. Léa était très folle en la présence de mes amis. Aussitôt qu’ils sont partis, elle se calme et cesse de jouer.

Pour ne pas y penser, je continue à écrire mon journal et les premières cartes postales de mon pèlerinage.

 

La fraternité décuple sa vitalité.

L’union décuple les forces.

De la rencontre des idées, la lumière jaillit.

Dans la marche en cordée, le corps s’affermit, l’âme se dilate.

La personne se sent grandie dans une dimension auparavant inconnue.

La paix et la joie l’habitent.

Plus besoin de courir après la richesse éphémère !

Pauvre d’or et d’argent, l’homme est riche de relation.

Dépouillé du serpent de l’envie et de la convoitise, il est riche du bonheur de vivre.

 

Après le souper, je commence à préparer mon sac pour le lendemain.

Malheureusement, Léa est malade toute la nuit et je dois nettoyer la chambre.

Deux jours d’arrêt m’ont fait du bien, mais je ne suis pas mécontente de me remettre en route.

 

 

 

 

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14:49 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2008

23. Quinzième jour : de Joux la ville à Vézelay

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Je ne suis plus qu’à trente kilomètres pour arriver à Vézelay où je compte m’arrêter plusieurs jours pour me reposer.

Pour la première fois ce quinze mai, je dors presque une heure en plus avant de me mettre en route, sans partir trop tard.

Pour éviter la route nationale, j’emprunte la départementale 32 de Joux la ville jusqu’à Voutenay s/cure. Ce qui me permet de traverser une très belle région vallonnée.

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Ensuite j’emprunte la D950 pour suivre une petite route traversant le bois vers Montillot puis vers Blannay. C’est une superbe région avec un super panorama. En m’écartant de la nationale, j’évite non seulement la circulation dangereuse, mais j’ai l’occasion de voir plein d’animaux sauvages dont un cerf et une famille de sanglier car la route est très calme sans circulation.

C’est un endroit tellement bucolique qu’on peut y ressourcer son énergie pour plusieurs jours. L’esprit peut s’évader et penser à beaucoup de choses.

Pour rejoindre une petite route déserte et longeant un cour d’eau, je dois traverser le village de Givry dont les routes sont en très mauvais état.

 

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Je rejoins la nationale à Asquins jusqu’à Vézelay car il n’y avait pas d’autre passage possible en chaise.

 

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J’arrive à Vézelay en milieu d’après-midi où j’atteins mon troisième objectif.

Le premier était de me mettre en route vers Compostelle, le second, d’arriver en France et le troisième, d’arriver à Vézelay.

Le prochain sera d’arriver au Puy en Velay. Je me rends au camping lié à l’auberge de jeunesse pour m’installer.

 

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C’est un camping très simple, mais bien adapté pour une personne en chaise roulante.

J’ai donc planté ma tente proche des sanitaires et profité du beau temps.

Première vraie halte depuis mon départ et première retrouvaille avec des amis.

En effet un ami qui vient en France pour un mariage m’a contacté pour me voir, sans savoir où je suis exactement.

L’autre surprise, est qu’un couple d’amis me rejoindrait aussi le lendemain.

Que de surprise après 15 jours de route sans voir quelqu’un que je connais, de rencontrer trois personnes connues et appréciées !

Après m’être installée, je vais allée faire un tour en ville.

 

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12:48 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/02/2008

22. Savoir se relaxer

Savoir se relaxer

 

C'est vrai pour notre corps

on ne peut pas vivre sans récupérer,

sans dormir, sans prendre le pemps de respirer.

Si on exagère,

si on fourni trop d'efforts

au point de se " claquer" et d'être malade,

on dépasse ses limites.

Un travail sans repos, une vie sans détente,

ce n'est pas humain.

Savoir changer de rythme,

reprendre son souffle,

savoir prendre des loisirs,

essayer de changer d'air et d'occupation,

c'est faire la volonté de Dieu.

Mais on reviend de vacances complètement épuisé,

enervé, excité, de "mauvais poil" avec tout le monde,

si on n'est pas en forme parce qu'on est crevé,

à quoi ont servi ces semaines de détente ? 

10:32 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2008

21. Quatorzième jour : de Saint Florentin à Joux la ville

Mercredi 14 mai, Léa vient me réveiller comme si elle est pressée de se mettre en route. Je quitte Saint Florentin pour Chablis où j’ai réservé une chambre d’hôte qu’un ami m’a conseillé afin de parcourir que vingt six kilomètre cinq cents.

Peu après Saint Florentin, je dois emprunter une route nationale fort fréquentée et dangereuse pour pouvoir rejoindre des petits chemins.

C’est alors que la police intervint car ils me trouvent en danger.

Je leur explique que je vais à Saint Jacques de Compostelle et que je suis obligé de passer par-là pour rejoindre Chablis où je me rends aujourd’hui.

Malgré qu’ils ne soient plus dans leur juridiction, ils sont allés repérer la route pour ma sécurité.

Je peu ainsi continuer ma route avec les indications qu’ils m’ont transmises pour rejoindre la petite route et je les en remercie.

Arrivée à Chablis, je me renseigne où vie la personne où je dois me rendre.

La surprise c’est qu’il n'y avait personne. Je dois continuer ma route dans l’espoir de trouver un logement.

Dix kilomètres avant Sacy, je dois recharger mes batteries chez l’habitant pour poursuivre ma route.

Après une heure de recharge, je reprends la route.

J’ai trouvé un gîte de France non loin de là mais tout à fait inaccessible en chaise roulante.

Je me retrouve à court de batteries et dans l’impossibilité de continuer ma route.

Je téléphone au responsable du gîte de France tout proche s’il peut me dépanner.

Il me donne les coordonnées d’un gîte de France se trouvant à Joux la ville dont la personne possède une grande voiture pour me dépanner.

Je leur téléphone en leur expliquant le problème et je leur demande si ils peuvent venir me chercher. L’épouse accepte et viens me chercher pour me conduire à son gîte. Ce gîte de France situé à Joux la ville est très sympathique et possède une chambre adaptée pour une personne en chaise roulante. Au lieu de parcourir vingt six kilomètre cinq cents, j’ai parcouru quarante sept en chaise et près de quinze kilomètres en voiture.

J’ai bien progressé, je ne suis plus qu’à vingt cinq kilomètres de Vézelay, ma première grande étape.

 

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12:24 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20. Treizième jour : de Rigny le Ferron à Saint Florentin

Mardi 13 mai, voici déjà treize jours que je suis en route.

Je me mets en route après un petit déjeuner copieux.

Chaque jour a sa peine et ses difficultés.

Je ne me pose pas encore  la question « qu’est-ce que je fais ici ! Alors qu’une amie qui a déjà fait le pèlerinage m’a dit que je me poserais la question après deux semaines.

Bien au contraire, je suis bien dans ma peau. J’ai déconnecté de tout mon train train habituel.

Encore une journée nuageuse avec quelques gouttes de pluie vers midi.

J’arrive à Saint Florentin vers 13H30.

Il n’y a pas de gîte ni de chambre d’hôte à Saint Florentin. Je vais donc pour la première fois dans un petit hôtel. Je me permet d’y aller car je suis toujours dans mon budget et que j’ai besoin de vrai repos.

L’accueil en famille est très bien et a un sens plus spirituel, aussi bien pour le pèlerin qui prend ce qu’on lui offre que pour l’habitant qui ouvre son cœur et sa maison à une inconnue.

J’ai un peu de scrupule de loger à l’hôtel en tant que pèlerin, mais cette fois je n’avais pas le choix.

En arrivant à l’hôtel, je me repose tout de suite et prendre une bonne douche chaude après plusieurs jours d’eau froide.

Aussitôt arrivé à l’hôtel, Léa s’installe sur le canapé pour dormir.

Elle aussi a besoin de se reposer car nous avons déjà parcouru à ce jour quatre cent trente deux  kilomètres ce qui fait une moyenne de trente tris kilomètres par jour.

C’est un petit hôtel très simple vu de l’extérieur. Mais plus chic à l’intérieur.

 

 

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10:00 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19. Douzième jour : de Rigny-la-Nonneuse à Rigny-de-Feron

Après avoir passé une bonne nuit réparatrice, je me remets en route par une journée agréable mais très froide.

Il  fait un temps nuageux, accompagnée dans le courant de l'après-midi de quelques gouttes de pluies Je traverse de très belle région avec des déniveler importants entre Rigny la Nonneuse et Rigny de Ferron en cinq heures pour arriver au gîte.

Surprise en arrivant car les chambres du gîte sont à l’étage alors que j’avais téléphoné pour m’assurer de l’accessibilité.

On me propose d’aller dans un autre gîte appartenant à un membre de la famille.

Ce gîte est au rez-de-chaussée, mais il faut que je retourne sur mes pas d’au moins trois kilomètres.

Je reste donc à Rigny de Ferron en sachant que je doive monter un étage.

Je m’installe dans ma chambre avec l’aide des propriétaires. Ils me proposent de sortir Léa pour éviter de devoir descendre.

Ils m’aident comme ils peuvent.

 

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09:38 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18. LE BONHEUR

Le bonheur est tout petit,

si petit que parfois on ne le voit pas,

alors qu’on le cherche partout.

Il est dans l’arbre qui chante dans le vent ;

L’oiseau le crie dans le ciel.

La rivière le murmure,

le ruisseau le chuchote,

le soleil le dit,

ainsi que la goutte de pluie.

On peut le voir dans le regard de l’enfant,

dans le pain que l’on rompt pour le partage,

dans la main tendue.

Le bonheur,

on le cherche dans le béton,

dans l’acier, dans la fortune,

mais il n’y est pas,

ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire,

mais il est là à côté de nous, et on passe sans le voir,

car il est tout petit.

Le bonheur ne se cache pas,

c’est là son secret.

Il est tout près de nous,

voire en nous.

09:10 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/02/2008

17. Onzième jour : d’Anglure à Rygny-la-Nonneuse

Après cette nuit mémorable, je ne suis pas mécontente de quitter la salle paroissiale d'Anglure.

A mon départ, le curé m'offre des oranges en disant: que c'était tout ce qu'il a !

Il a dû penser qu'après la nuit mémorable et froide, j'ai besoin de vitamines pour ne pas tomber malade.

Neuf heures, je me mets en route sous un soleil bleu mais froid le matin. Aujourd’hui, je suis très fatiguée, au point de m’endormir sur la route et cela est dangereux pour moi et Léa.

Comme il fait bon vers midi, je m’arrête dans un champ pour dormir une petite heure.

Des habitants proche des champs m'ayant vue m’arrêter et ne pas bouger pendant une heure, se sont inquiétés. Je les rassure quand je leur explique que je fais le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle et que je me  arrêté pour me reposer avant de continuer.

Après les problèmes de la veille pour trouver un logement, je prends les devants en demandant très tôt aux habitants s'il n'y a pas une chambre d'hôte où un gîte dans les environs.

Arrivée à Rigny la Nonneuse, je demande aux habitants de la première maison où je peu trouver un loger pour cette nuit !

C'est alors qu'elle me propose de rester chez elle et j'accepte.

Je n'ai parcouru que vingt cinq kilomètres mais au moins j'ai un logement.

Etant arrivée en milieu d'après-midi, j'ai peu me reposer et le couple n'a même fait tourner une machine.

Léa profite de son après-midi de repos pour jouer avec les jeunes chiots des hôtes.

Je passe un très bon moment dans cette famille où j'ai chaleureuse.

 

 

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12:26 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16. Dixième jour : de Vertus à Anglure

Samedi 10 mai, je me mets en route sous un ciel nuageux et froid mais sur une route plus agréable et plus calme que la veille.

En effet je me suis déplacée pendant plusieurs jours sur une route très fréquentée par les camions parce que c'était la seule qui conduisait à l'autoroute.

Les camions ne pouvant se déplacer le week-end m'auront permis de circuler sur une route plus calme et moins dangereuse et heureusement car c'était fatigant.

Au bout des vingt six kilomètres, je commence à chercher un logement chez l'habitant car il n'y avait ni salle communale, ni salle paroissiale accessible.

Les habitants sont très froid et ne m'accueillent pas.

Au bout de trente kilomètres, j’arrive à Marigny et je suis toujours sans logement.

Sur les derniers kilomètres, tous les habitants, que je croise me parlent d'une personne qui pourrait éventuellement m'accueillir dans un bâtiment accessible mais elle n'habite pas sur ma route et en plus je devrais retourner sur mes pas.

 

A Marigny, il faut que je prenne une décision, recharger mes batteries pour retourner sur mes pas pour trouver un logement chez la personne dont on m'avait parlé ou continuer ma route pour trouver un logement plus loin. J'essaye donc de joindre la personne qui  pourrait me loger mais en vain.

Je profite de faire recharger mes batteries jusqu'à dix huit heures.

Entre temps j'ai pu contacter la personne pour lui expliquer que je faisais le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle en chaise roulante, si elle peut m'aider car je cherche un logement pour la nuit.

Je sens dans la voix que cela l'embête plus qu'autre chose et elle me répond qu'elle me contacterait plus tard. Mais au bout d'une heure, elle ne m'a toujours pas rappelée. Le temps passe et je n'ai toujours pas de logement. Je la rappelle plusieurs fois et elle finit par me répondre qu'elle veut bien m'accueillir chez elle mais il y a des marches. Je lui ai dit qu'avec de l'aide, je peu monter quelques marches. C'est alors qu'elle me dit qu'elle a des problèmes au dos et quelle ne peut m'aider.

Je lui parle du bâtiment adapté qui peut m'accueillir. Elle me répond qu'il faut qu'elle trouve un matelas ensuite un sommier alors que je m'étais débrouillé jusque là.

Je ne peu plus attendre car il est déjà dix huit heures et que j'ai encore au moins une heure de route jusqu'à la ville suivante.

Je lui dit de laisser tomber car je m'étais remise en route et que j'essayerais de trouver le curé à Anglure.

C'est alors qu'elle m'a dit qu'elle possédait le numéro de téléphone du curé.

Je le contact alors qu'il est sur le point de partir et qu'il ne rentrerait pas avant vingt et une heures. Il me dit qu'il ne peut pas laisser les portes ouvertes et qu'il faudrait que  j'attende son retour pour entrer dans les locaux. A force de discuter, il fut d'accord de laisser la porte du local paroissial ouverte.

Soudain ! Il me sort que les locaux sont en travaux. Je lui réponds que je me débrouillerais avec le local.

A mon arrivée, je ne m'attendais pas à de tels travaux.

Un local était occupé par tout le matériel et l'autre était dans un tel état que je n'aurais jamais pu y dormir à cause de la poussière de chantier.

Je m’installe dans le local où tout leur matériel est rangé.

Je n'ose rien sortir de mon sac de peur d'y mettre plein de poussière. Je sors juste mon sac de couchage pour dormis dans ma chaise roulante.

Cette nuit, j'ai très froid malgré un bon sac de couchage car le chauffage est en panne et que la température à l'extérieur a chutée énormément pendant la nuit. Même Léa a froid.

 

Je fini par la prendre sur moi et on se réchauffe mutuellement.

 

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15. Neuvième jour, de Verzenay à Vertus

Le 9 mai, le temps était couvert. La famille qui tenait le gîte m'a conduit en voiture de l'autre côté de la montagne de Reims jusqu'à Launois parce que la montée de la montagne de Reims promettait d'être avec de beaux dénivelés.

J'ai continué jusqu'à Vertus.

Au début la route était agréable mais elle est devenue de moins en moins agréable à cause de la circulation.

Par ce week-end férié, il m'a été difficile de trouver un logement.

Il n'y avait plus de place.

On  téléphona pour moi au curé de la paroisse en lui expliquant que je faisais le chemin de Saint Jacques et que je cherchais un logement en vain.

 

Le curé me proposa d'occuper la salle paroissiale.

C'était mieux que rien et j’acceptai.

Ce soir là, j'ai rencontré pour la première fois d’autres pèlerins en route pour Compostelle. Il s'agissait d'un couple, Yannick et Marianne.

Cette nuit là, comme j'avais mal à la hanche, je ne pris pas le risque de dormir par terre.

Je pencha le dossier de ma chaise et suréleva les reposes pieds.

J’installai mon matelas en dessous de mes jambes que j'ai posées sur la table.

J'ai donc dormi dans ma chaise avec les jambes sur la table.

Ce couple de pèlerin allait rentrer en Belgique à la fin de ce week-end pour ensuite reprendre le pèlerinage à Saint Jean Pied de Port à la frontière espagnole et où j'aurais de leur nouvelle.

 

 

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Prendre le temps de vivre

" Prendre le temps de vivre "

 

 

 

Il existe des gens autour de soi,

qui ne savent pas s'arrêter,

se reposer, se détendre

prendre un peu de bon temps.

Ils ne savent que dire :

"Excusez-moi, je n'ai pas le temps...

"Laissez-moi tranquille,

je suis occupé, je n'ai pas le temps"

"Je voudrais bien prier mais je n'ai pas le temps"

Ils vivent sur leurs nerfs et sont, comme on dit,

" toujours à rebrousse poils"

Courir tout le temps, ce n'est pas vivre

En agissant ainsi, on ne respecte pas

les rythmes de la vie inscrits par Dieu dans l'univers

le jour et la nuit, l'été et l'hiver

car à un temps d'effort doit correspondre

un temps de relaxation

de sommeil et de repos.

 

 

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14. Huitième jour de Selles à Verzenay

En ce huit mai, voici déjà une semaine que je suis sur la  route de Saint Jacques.

Que cela passe vite ! J’ai pris le rythme des pèlerins en me levant à l’aurore, pour marcher dans le silence et la réflexion. J’évitais les grosses chaleurs quand il y en avait.

Aujourd’hui ce fut le cas. Il a fait tellement chaud que j’ai du m’arrêter plusieurs fois.

Tous les jours je rencontre des gens formidables, qui m’ouvrent leur porte sans me connaître.

Cela me change du quotidien, où les gens sont stressés et courent dans tous les sens.

Tous les gens que j’ai rencontrés, ont pris le temps de vivre, de se détendre pour m’accueillir. Ils ne m’ont pas répondu : «  je n’ai pas le temps », ou encore moins « je suis occupé ».

Bien au contraire ils ont pris le temps d’accueil un pèlerin venant de nulle part. Et ce qui plus est, tous les villageois m’ont accompagnée en prière.

Aujourd’hui, je suis arrivée à Verzenay, une petite ville de Champagne, à quinze kilomètres de Reims, surplombant l’un des prestigieux coteaux à la montagne de Reims.

 

 

 

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19/02/2008

13. Septième jour : de Launois sur Vence à Selles

Les parents d’Amandine m’ont conduit jusqu’à Sault les Rethel au-delà des travaux, à trente neuf  kilomètres au nord de Reims. 

 

En arrivant dans la région de Reims

 

Ce jour-là, il faisait très chaud sur routes agréables. Mais il faisait tellement chaud que je devais m’arrêter régulièrement à l’ombre pour ma chienne et fidèle compagnon Léa.

Arrivée à Pontfaverger, on me renseigna des chambres d’hôtes à quelques kilomètres de là, le village de Selles. Même si ce n’était pas sur mon itinéraire, je me suis dirigée vers ce village pour me reposer un peu.

Lorsque je me suis présentée, il y avait de nouveau un problème d’accessibilité en chaise roulante, et en plus la propriétaire était sur le point de partir pour plusieurs jours dans la famille. Il était donc impossible d’y loger.

Elle m’envoya chez l’adjoint du maire, qui aurait pu éventuellement m’aider, mais il était absent. La mairie était fermée, il n’y avait plus de curé dans le village et la plupart des habitants n’étaient pas encore rentrés de leur travail.

 

Je ne pouvais plus aller très loin, car je n’avais presque plus d’autonomie pour mes batteries.

J’étais prête à quitter le village, lorsque je vis deux petites filles dans leur jardin. J’y entrai et demandai à la maman si elle pouvait m’aider pour trouver un logement.

Elle aurait voulu m’accueillir, mais elle ne pouvait rien décider sans l’autorisation de son mari. Elle téléphona au travail des voisins, pour demander si eux pouvaient m’accueillir.

Une des voisines étaient d’accord, mais elle ne rentrait que vers 18h30-19h.

J’étais soulagée, car j’avais un logement pour la nuit. Je restai donc avec la dame et ses deux petites filles, en attendant le retour de la voisine. Pendant ce temps, nous cherchions d’autres adresses de logement pour les jours à venir. Léa se reposait et se faisait câliner par les deux petites filles.

 

Lorsque la voisine est rentrée de son travail, elle expliqua à son mari que j’étais en route vers Saint Jacques de Compostelle en chaise roulante et que je cherchais un logement pour la nuit.

Mais son mari ne la croyait pas : elle avait tellement l’habitude de lui faire des blagues.

Ce soir-là, ils recevaient des amis. Un de plus ne dérangeait pas.

Léa, s’étant reposé l’après-midi, était en pleine forme le soir. Elle a commencé par courir comme une folle dans le jardin.

Pendant que nous mangions, elle était sagement installée dans le fauteuil en prenant ses aises.

Il était presque minuit quand nous sommes allé dormir. Je n’étais pas mécontente d’être dans un bon lit et de pouvoir me reposer. Le lendemain, le mari n’en revenait toujours pas : en chaise roulante depuis la Belgique jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, seule avec mon chien depuis une semaine !

 

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14:59 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« Apprendre à prendre le temps »

« Apprendre à prendre le temps »

 

 

 

Le vrai silence, c’est l’absence de bruit intérieur.

Le plus dur est d’empêcher la remontée des bruits

intérieurs.

Le silence, c’est la prise de conscience de soi.

C’est la relaxation dans la possession de soi.

On peut trouver une aide dans la nature ou l’art (icônes)

Moment privilégié de solitude avec soi-même

ou de communication avec les autres.

C’est un état de disponibilité intérieure

(écoute, accueil, regard)

On peut utiliser un « conditionnement » qui aide à prier;

le conditionnement est propre à chacun;

c’est une partie de la prière à ne pas négliger.

Pas en arrière, prise de recul :

« Loin d’être possédé par les choses, se posséder soi-même. »

Pressentiment d’une présence englobant,

totale ou d’une lumière pourtant aussitôt éteinte,

qui laisse une trace prolongée dans le ciel de notre vie ordinaire.

Ceux qui travaillent à mettre la paix autour d’eux

Ceux qui savent pardonner et ne gardent pas rancune

Ceux qui ont le cœur pur comme celui d’un enfant

Ceux qui savent écouter et comprendre leurs frères.

Ceux qui savent mettre dans leur vie délicatesse et douceur

Ceux qui savent partager la joie et la souffrance des autres.

Ce rêve de bonheur que nous portons au fond du cœur,

Le Christ veut que nous réalisions bien au-delà de nos désirs,

dès maintenant et pour toujours.

13:06 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12. Sixième jours : de Gespunsart à Launois sur Vence

Les anges gardiens ne manquent pas

Après une nuit agitée, je me suis levée de bonne heure dans l’idée de partir à neuf heures.

Au moment de mon départ, les personnes qui m’ont accueillie sont venues m’apporter un pique-nique.

J’ai toujours eu un ange gardien jusqu’ici, que ce soit pour manger ou pour dormir.

Ce jour là, j’ai parcouru près de trente deux kilomètres cinq cent, par un temps couvert accompagné de quelques gouttes de pluie.

Heureusement, quelques rayons de soleil sont aussi venus me réchauffer un peu, car j’avais froid à certains moments.

 

Je n’ai pas eu de problème pour trouver mon chemin entre Gespunsart et Charleville-Mézières.

Par contre, j’ai dû chercher un peu à partir de Charleville-Mézières, parce qu’il y avait des travaux. J’ai pu arriver à Jandrun grâce à deux personnes charitables.

Ici a fallu recharger chez l’habitant les batteries de ma chaise roulante.

C’est un fermier aimable qui m’a aidée. Cela a pris une bonne demi-heure.

Pendant ce temps, nous avons parlé de mon voyage, car il voulait en savoir plus.

Il m’a renseigné le monastère de Neuvizy pour le logement.

Des pèlerins y sont accueillis fréquemment.

 

Je me suis donc remise en route. Mais j’ai eu de nouveaux soucis. Comme la région était très vallonnée, les batteries se sont déchargées plus vite. J’avais beau sonné aux portes, personne ne venait ouvrir.

Arrivée à la crête juste avant Neuvizy, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui m’a permis de faire le rechargement. Je lui ai parlé de mon voyage plein de rencontres spirituelles.

Je lui aie dit que j’étais continuellement protégée ; les difficultés n’ont pas manqué, mais une solution s’est présentée chaque fois. Je lui ai dit aussi que je cherchais un logement. Elle a téléphoné à plusieurs personnes, dont le curé de Neuvizy, mais qui étaient absentes.

 

Enfin, c’est la famille Champenoise qui m’a gentiment accueillie. Elle m’offrait une tasse de café, lorsqu’une voiture s’est arrêtée devant la maison.

C’était la voiture que j’ai tenté d’arrêter en cours de route. J’avais remarqué qu’elle avait à bord une rampe d’accès pour une chaise roulante.

Cette dame m’a dit que c’était pour sa fille Amandine qui était atteinte de myopathie et ne pouvait se déplacer qu’en chaise roulante. La maman d’Amandine m’a proposé de venir chez elle en attendant le retour du curé de Neuvizy.

La famille a fini par me garder pour le souper et même pour la nuit. Ils comprenaient parfaitement mon initiative de partir sur les chemins de Compostelle.

Ils comprenaient aussi les différences de vie que doivent assumer les personnes à mobilité réduite. Leur vie n’est pas toujours facile. Elles ont souvent de gros problèmes pour l’intégration dans la société et l’accessibilité aux lieux.

 

En parlant de mon pèlerinage, la maman d’Amandine me demande par qu’elle route j’allais continuer le lendemain.

Lorsque je lui ai expliqué l’itinéraire, elle m’a répondu que la route était en travaux et pour l’éviter elle m’y conduirait au-delà.

 

12:18 Écrit par Christine dans les rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2008

11. Cinquième jour, de Louette Saint Pierre à Gespunsart en France

Voici cinq jours que je suis en route, mais seulement le premier où je démarre seul.

Pendant les quatre premiers jours, je n'ai pas eu énormément de contact avec d'autre personne àpart les amis et les connaissances et avec qui j'ai marché ainsi qu'avec les personnes qui m'ont accueillis.

J'espérais que les jours suivants je rencontrerais d'autre personne sur mon chemin.

Ce jour là, je me suis levée à 6h30 pour démarrer au plus tard à neuf heures parce que j'allais parcourir près de trente deux kilomètres avant de m'arrêter à Gespunsart en France.

 

Ce matin là, avant de quitter la chambre d'hôte,le père Amory et moi même avons pu savoir qui était vraiment notre hôte. La patronne nous a fait ressentir de l'émotion et de la souffrance en elle. Elle m'a offert un pot de miel pour la route.

Nous avons eu un déjeuner copieux et je me suis mise en route pour la France.

 

Ce fût une longue journée sous un ciel mitigé mais sans pluie. Ce jour là, fût une journée dure car c’était la première journée où je me déplaçais seule depuis mon départ le 1er mai. J'ai eu un peu le cafard.

C'est alors que je me suis mise à chanter. Cela n'était pas évident car il y avait plein d'émotion en moi et les larmes étaient à la limite de couler.

J'ai pris ce jour conscience que je devais apprendre à prendre le temps car le vrai silence, c'est l'absence de bruit intérieur. le plus dur est d'empêcher la remontée des bruits intérieurs.

Le silence c'est la prise de conscience de soi. C'est la relaxation dans la possession de soi.

On peut trouve une aide dans la nature ou l'art.

 

Moment privilégié de solitude avec soi même, ou de communion avec les autres.

C'est un état de disponibilité intérieure (écoute, accueil, regard).

On peut utiliser un conditionnement qui aide à prier; le conditionnement est propre à chacun; c'est une partie de la prière à ne pas négliger.

Pas en arrière, prise de recul: " loin d'être possédé par les choses, se posséder soi même "

Présentiment d'une présence englobante, totale ou d'une lumière, pourtant aussitôt éteinte, qui laisse une trace prolongée dans le ciel de notre vie ordinaire.

 

 

Autant je vis seule sans problème, autant passer une journée seul sur les routes après avoir été très entouré, cela est très dur.

Passé la frontière, Léa a commencé à montrer de la fatigue.

Mais il a encore fallu faire six kilomètres car c'était un village perdu sans rien.

Arrivée à l'entrée de Gespunsart, j'ai rencontré deux messieurs bien aimables à qui j'ai demandé où je pouvais passer la nuit ainsi que recharger mes batteries.

Ils ont pensé à plusieurs possibilités.

L'un des deux téléphona de tout côté pour m'aider. Les personnes qui auraient pu m'accueillir étaient absentes et le gîte était déjà occupé. C'est alors que l'un des deux téléphona à l'assistante sociale de la commune. Elle pensa à la salle des fêtes de la commune mais il fallait avoir l'autorisation du maire. Elle se rendit aussitôt à la mairie où je l'ai rejointe.

Lorsque je suis arrivée, le maire était étonné que je n’aie  fait aucune réservation avant de me mettre en route. Je lui ai dit que j'espérais trouver un logement chez l'habitant au jour le jour pour ouvrir les yeux de la société face à la personne à mobilité réduite. Qu'avec un peu de volonté on peut gravir des montagnes ! Il ne put m'accueillir chez lui car il y avait beaucoup d'escaliers et c'était le cas de plusieurs personnes.

Le maire ne pouvant m'accueillir chez lui, accepta de me loger dans la salle des fêtes.

L'assistante sociale m'y conduisit pour m'y installer.

A mon arrivée vers seize heures, j'étais très fatiguée et le moral n'était pas très haut car j'avais été seule la journée et encore pour finir la soirée.

Je m'installa pour la nuit, fit une petite lessive, prépara le repas de Léa ainsi que le mien.

 

 

Au fur et mesure, je reprenais le dessus. J'ai téléphoné à ma famille et cela m'a fait du bien d'être en contact avec eux. Même Léa à qui j'avais mis le téléphone à côté de son oreille se demandait où se trouvait ma soeur qu'elle entendait mais qu'elle ne voyait pas tout en balançant sa queue de contentement.

J'ai aussi envoyé des sms aux amis qui m'avaient accueillis les jours précédent pour les rassurer de mon arrivée en France et de mon installation.

Je finis par aller dormir tôt tellement j'étais fatiguée.

 

18:46 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/02/2008

10. Quatrième jour : de Beauraing à Louette Saint Pierre

Le Père Etienne Amory qui m'a accueilli pour la nuit, est venu m'apporter le petit déjeuner pour discuter de mon pèlerinage avant d'aller à la messe.

C'était avec plaisir de le retrouver depuis qu'il a quitté la paroisse du Blockry.

Non seulement il m'a accueilli mais en plus il m'a accompagné jusqu'à l'étape suivante.

Nous avons quitté Quartier Galet vers 9h40 sous un soleil radieux avec des routes agréables malgré les dénivelés.

Nous sommes arrivés vers 16h, pas mécontent  car il faisait chaud. En plus Léa et le père Amory étaient fatigués. Ils ont eu dur pour parcourir les trois derniers kilomètres.

Arrivés à la chambre d'hôtes, quelques soucis se sont posés car il y avait deux marches à moins d'un mètre l'une de l'autre pour rentrée dans la maison.

Il a fallu chipoter avec des pierres et des planches pour rentrer.

Cet endroit n'est pas idéal pour une chaise roulante électrique.

La chambre que j’ai occupée au rez-de-chaussée était spacieuse mais difficile pour y circuler car il y a des meubles dans tous les coins au milieu du passage et en plus l'accès au sanitaire était impossible car la porte était trop étroite.

Mes béquilles étaient les biens venus.

Etienne et moi-même trouvions la personne qui nous a accueillies assez froide. Ce soir là, c'était le dernier soir où j'étais encore accompagnée et nous en avons profités pour discuter longtemps avant d'aller au lit.

 

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13:28 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2008

9. Troisième jour : de Celles à Beauraing

 

En début d’après-midi, je me suis donc mise en route avec les personnes qui voulaient m’accompagner jusqu’à Beauraing.

Une bonne complicité  s’est installée.

Moi étant en chaise roulante, je suis considérée comme un piéton. Et comme tout piéton, je dois me déplacer face aux voitures pour être vu et en sécurité.

Sur la route entre Celles et Beauraing, il y a énormément de courbes qui n’est pas des plus simple et plus sécurisant lorsque je voyais les voitures arrivées  à toute allure.

Grâce à mon amie Bibiane, les automobilistes étaient prévenus de ma présence sur la route. De sorte à les leur faire signe avant qu’ils n’arrivent à ma hauteur, Bibiane me précédait avec son vélo afin de les faire ralentir.

 

Lors de la préparation de l’itinéraire, il y a un petit morceau du parcours que je n’aurais pas du prévoir de prendre. Ces bien entendu lorsque je l’ai pris que je me suis rendu compte du problème. Heureusement que ce jour là je n’étais pas seul.

En effet ce chemin de près de 2 kilomètres était en terre avec des rochers de part et d’autre avec en plus un dénivelé très important.

Seul, je n’aurais pu m’en sortir car non seulement l’état du terrain, il avait plu les jours précédents et je glissais facilement, de droite à gauche, de gauche à droite au risque de rester coincé  entre les rochers et dans la boue. Chacune des personnes qui m’accompagnait ce jour là m’a aidé soit en dirigeant ma chaise, soit en tenant Léa ma chienne de sorte qu’elle ne me tire pas.

Car le fait de ne pas avancer à son rythme elle était

tentée de me tirer. Pour parcourir ce chemin, il fallut justesse et précision.

Après ce fameux chemin, nous devions rejoindre une petite route et bien sûr nous nous sommes trompés.

Il a fallu faire demi-tour. Comme nous avions perdu du temps sur le mauvais chemin et suite à l’erreur en empruntant la petite route, les deux personnes qui étaient à pied avec moi voulaient faire du stop pour gagner du temps, d’autant plus que l’une des deux était fatiguée que nous étions encore loin d’y arriver.

Nous avons donc essayé de faire du stop mais personne ne s’arrêtait car ils pensaient qu’ils devraient prendre tout le monde. Etant en chaise roulante avec mon chien, mon amie Bibiane étant à vélo ainsi que deux piétons cela faisait beaucoup. Bien entendu nous faisions du stop que pour les deux piétons. Je décida donc d’avancer un peu par rapport au autre personne afin qu’une voiture s’arrête.

Lors du passage d’une voiture, Bibiane a fait du stop mais elle ne s’est pas arrêtée. Arrivée à ma hauteur, comme la fenêtre était ouverte, j’ai appelé plusieurs fois « M. S’il vous plait » et il s’est arrêté.

Il s’agissait d’un couple âgé. Je leur demandai dans quelle direction ils se dirigeaient et s’ils pouvaient déposer les deux piétons à la gare de Beauraing.

Quand je leur ai dit que j’étais sur les routes de saint Jacques de Compostelle, ils ont accepté de conduire les deux piétons à la gare de Beauraing et m’ont demandé de prier pour eux. Qu’elle gentillesse de la part de ce couple !

Bibiane et moi-même avons pu continuer notre route plus rapidement vue que je roulais plus vite qu’un pas de piéton et Bibiane à vélo allait encore plus vite.

Nous nous sommes retrouvés à la gare de Beauraing où nous nous étions donnés rendez-vous. A peine quittée la gare de Beauraing, le mari de Bibiane a pris les deux piétons pour les conduire jusqu’à Quartier Galet où se terminait mon étape.

C’est bien de partir l’après-midi mais seul pour quelque kilomètre. Je suis arrivée avec Bibiane a Quartier Galet fatiguée à passé 21 heures. Heureusement que les journées n’étaient pas courte sinon j’aurais du me déplacer sur la route dans le noir ce qui aurait été dangereux.

Il fallait encore manger et s’installer dans sa chambre.

Heureusement nous avons eu un temps splendide toute la journée. Pour la suite de mon pèlerinage, j’ai décidé que jamais plus je me mettrais en route l’après-midi. Même pour quelque kilomètre, il faut tout prévoir. Je pouvais être détournée par une route en travaux, avoir un problème de batterie, cela  me demanderait de les recharger en cour de journée ce qui me ferais perdre facilement une heure.

Enfin installer pour me reposer et être en forme le lendemain pour continuer ma route, mais amis m’ont quittés pour rentrer chez eux après une longue journée.

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12:40 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

8. Deuxième jour, de Namur à Celles

Le lendemain, je me suis levée de bonne heure pour partir au plus tard à 8h et arrivée de bonne heure à Dinant où j'étais attendu.

Malheureusement la journée n'avait pas bien commencé car l'élévateur me permettant de rejoindre la salle à manger, est tombé en panne lorsque j'étais dessus.

Heureusement que j'avais mon téléphone portable pour contacter le responsable.

Il a fallu près d'une heure pour débloquer l'élévateur et je n'avais pas encore déjeunée.

Vu que j'étais attendu à Dinant, J'ai donc décidé de prendre le train de Namur à Dinant pour rattraper le retard que j'avais pris.

Léa ne voulait pas monter sur la rampe d'accès. C'était tous nouveaux pour elle.

La veille on l'avait fait monter dans le train par les escaliers malgré qu'elle ait peur du vide. Les rampes s'étaient une nouveauté pour elle. Il a fallu que je monte dans le train pour qu'elle me suive.

Arrivée à Dinant, mon amie et son fils Mathieu m'attendaient.

J'ai donné Léa à mon amie pour avoir plus facile à descendre du train.

Comme je devais attendre la rampe, Léa était inquiète et ce demandait pourquoi je ne descendais pas du train.

Une fois descendues, nous avons mis les bagages dans la voiture et j'ai parcouru le chemin de la Leffe avec mon amie Bibiane.

 

Par une journée splendide, agréable j’ai traversé une région pleine de charme. Le chemin de la Leffe est très agréable à parcourir. Une partie boisée, pleine de couleurs de fleurs différentes.

J’ai parcouru la première partie vers Celles avec mon amie Bibiane jusqu’au moment où son époux nous a rejoint à vélo, lui en venant de Celles. Ce fut très agréable.

Léa ma chienne de son côté, était pressée d’arriver au « Hurlevent » la maison d’hôte du couple d’ami, car je lui avais parlé de Zora la chienne de mes amis avec laquelle elle allait pouvoir jouer en arrIvant. Léa adore jouer avec les autres chiens. Alors quand elle a la possibilité de jouer avec un chien, elle se dépêche. A peine arrivée, elles se sont mises à jouer ensemble comme des folles et cela pendant toute l’après-midi. Pour elle c’était aussi une grande expédition de partir en pèlerinage. Elle allait rencontrer énormément de compagnon humain ainsi que des animaux.

Elle m’accompagnait pour me protéger, pour me soutenir dans mon expédition.

C’est un chien plein d’amour qui adore marcher

et rentrer en contact avec d’autre.

Sur la première journée, elle avait déjà fait craquer plus d’une personne.

Les gens engageaient la discussion indirectement à travers elle, lorsqu’ils voulaient me parler.

Les humains sont assez maladroits lorsqu’ils doivent engager une discussion avec une personne à mobilité réduite. Grâce à Léa, ils leurs étaient beaucoup plus faciles. On me

demandait où j’allais avec mon chien, quel était son nom, son âge… et bien d’autre question encore ce qui ouvrait au dialogue.

C’est souvent à partir de contact avec Léa que j’ai raconté aux gens que je partais en

Pèlerinage sur les routes de saint-Jacques-de-Compostelle.

Moi de mon côté, après avoir dîner, je me suis reposée.

L’après-midi a été une après-midi calme dans une ambiance chaleureuse auprès du feu de bois.

Une ambiance chaleureuse comme à chaque accueil « Au Hurlevent » Je remercie mes amis d’un tel accueil.

Le soir nous avons souper en famille, suivi d’un bain bien mérité après avoir franchi un étage en montant sur mon derrière et ainsi descendre avec des béquilles.

Ce qui ne se fût pas sans peine.

Lorsqu’on a ses deux jambes qui fonctionnent bien, il n’est pas difficile de monter et de descendre les escaliers mais quand on est atteint d’une maladie neuromusculaire, il est très difficile car on n’a plus assez de force dans les jambes.

A chaque fois que j’ai du franchir des escaliers ne fussent que pour aller dormir c’était tout un effort mais une satisfaction.

« Au Hurlevent », je n’ai pas du monter les escaliers pour aller dormir car ils m’avaient installer un lit au rez-de-chaussée.

Le lendemain, je ne me suis mise en route que l’après-midi parce que plusieurs personnes voulaient me rejoindre pour marcher avec moi l’après-midi. Nous nous sommes donc mis en route qu’après dîner en direction de Beauraing qui était mon étape suivante.

Comme à chaque moment de temps calme et libre, j’ai écris différents textes ou travaillé sur des textes que j’avis choisi avant de partir.

Voici l’un de ces textes.

 

 

 

« Ceux qui travaillent à mettre la paix autour d’eux.

Ceux qui savent pardonner et ne gardent pas rancune.

Ceux qui ont le cœur pur comme celui d’un enfant.

Ceux qui savent écouter et comprendre leurs frères.

Ceux qui savent mettre dans leur vie délicatesse et douceur.

Ceux qui savent partager la joie et la souffrance des autres.

Ce rêve de bonheur que nous portons au fond du cœur, le christ vaut que nous réalisions bien au-delà de nos désirs, dès maintenant et pour toujours »

 

 

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12:23 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

7. Premier jour, de Louvain-la-neuve à Namur

 

Pour ce premier jour, les personnes qui m'ont accompagnées sont allées jusqu'à la gare de Gembloux ce qui leur a fait marcher près de 30 kilomètres.

Nous avons eu assez de chance avec le temps. Il faisait un peu froid au départ mais nous nous sommes très vite réchauffé par la tasse de café si gentiment offert par des amis habitant Mont saint Guibert. Vers 11h45 il s'est mis à pleuvoir lorsque nous arrivions à la hauteur d'une ferme.

Nous avons sonné à la porte de la ferme pour demander si nous pouvions nous arrêter pour dîner à l'abri dans la ferme. C'est alors que les fermiers nous ont accueillis chaleureusement dans leur maison.

Ils nous ont dit que ce n'était pas la première fois qu'un pèlerin en route pour saint Jacques de Compostelle sonnait à leur porte.

C'était le destin qu'il se mette à pleuvoir lorsque nous arrivions au niveau de la ferme.

Nous avons eu le plaisir de goûter du boudin de la ferme, le goût nous restait à la bouche tellement qu'il était délicieux.

Lorsque nous nous sommes remis en route, il faisait très beau.

Nous arrivâmes sans trop de peine à saint Géry.

Entre saint Géry et Gembloux nous parlions tellement que nous n'avons pas fait attention au chemin que nous devions suivre. C'est alors qu'il s'est remis à pleuvoir légèrement pour nous le faire comprendre. Nous avons demandé notre chemin, aussitôt sur le bon chemin, il a cessé de pleuvoir. On était allé un peu trop loin mais le chemin qu'on nous a indiqué nous permis de continuer sans devoir faire demi-tour. En plus ce chemin était moins dangereux que la route initialement prévue. Le seul inconvénient c'était les pavés.

Arrivée à la gare de Gembloux, je devais prendre le train pour me rendre à Namur où j'étais attendu pour la nuit. Le problème était qu'il n'y avait plus de rampe d'accès pour monter dans le train.

Heureusement grâce à la bonne volonté des gens de la gare et des voyageurs, ils m'ont aidé à monter dans le train avec ma chaise et mon chien. C'est là que les personnes qui m'avaient accompagné pour ce premier jour m'ont quittés.

Arrivée à Namur pas de problème pour descendre du train, il y avait une rampe d'accès.

Il m'a fallu près d'une heure et demi pour arrivée à l'auberge de jeunesse Félicien Rops de Namur depuis la gare car Léa était fatiguée.

Arrivée à l'auberge nous nous sommes installées en chambre. Pour ensuite manger.

Après avoir écris ma journée, je suis aller dormir de bonne heure car j'étais fatigué et que j'avais des vertiges depuis deux jours.

Pour ce premier jour j'avais parcouru près de 37 kilomètres

J'ai été accueilli chaleureusement à l'auberge de jeunesse qui est accessible pour les personnes à mobilités réduites.

Demain est un autre jour et j'allais devoir parcourir près de 40 kilomètres pour rejoindre la famille qui allait m'accueillir à Celles.

Pour cette première nuit j'ai pu bien me reposer dans une chambre seule.

 

 

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12:02 Écrit par Christine dans le départ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

6. Jour J

Avant de partir j'avais demandé d'avoir une Eucharistie de lancement, ce qui s'est fait à la paroisse Ste Marie et Joseph à Ottignies par le père Charles Delhez.

Lorsque je suis arrivée à la paroisse le matin,  j'ai eu mes premières émotions. Beaucoup de personnes étaient venues pour me souhaiter bonne chance. Je ne m'attendais pas à voir autant de monde.

Une messe magnifique et beaucoup de monde m'ont confié des intentions  de prière à porter jusqu'à Compostelle. Je me ensuite mise en route le 1er mai vers 9h15 avec quelques personnes qui ont voulu m'accompagner.

 

 

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11:54 Écrit par Christine dans avant le départ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

5. Un mois avant de partir


J'ai parcouru le début du chemin de façon à entraîner un jour sur deux mon chien. Je lui ai fait faire entre 20 et 25 kilomètres pour préparer ses pattes afin d'éviter des blessures aux coussinets.

J'ai fait faire un gros entretien de ma chaise comme on le fait avec les voitures.

Avec de nouveaux pneus, de nouvelles batteries, un itinéraire préparé consciencieusement, les cartes en mains et les adresses de logements possibles relevées,  j'étais fin prête à partir.

 

Seul les amis n'étaient pas rassurés car ils ne m'avaient pas revus depuis près d'un an.

On me posa toutes sortes de questions du style " Comment vas-tu faire ? » , " Où vas-tu loger ? ", " N'auras-tu pas de problèmes avec ton chien ? »

Pour moi mon chien était mon compagnon et je partais avec lui pour me sentir en sécurité.

Tous les jours seraient différents et je ne savais pas à l'avance où j'allais dormir une fois que je quittais la Belgique.

Après un an de préparation, enfin le grand jour était là pour partir à Compostelle.

Un moment très attendu.

 

 

J'ai parcouru le début du chemin de façon à entraîner un jour sur deux mon chien. Je lui ai fait faire entre 20 et 25 kilomètres pour préparer ses pattes afin d'éviter des blessures aux coussinets.

J'ai fait faire un gros entretien de ma chaise comme on le fait avec les voitures.

Avec de nouveaux pneus, de nouvelles batteries, un itinéraire préparé consciencieusement, les cartes en mains et les adresses de logements possibles relevées,  j'étais fin prête à partir.

 

Après un an de préparation, enfin le grand jour est arrivée pour partir à Compostelle.

 

11:41 Écrit par Christine dans avant le départ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

4. Un an de préparation, avant de me mettre en route pour Compostelle.


Comme pour tous pèlerins, un pèlerinage ne se fait pas à la légère. Il faut se préparer physiquement, psychologiquement et être prêt.

Après de multiple bouleversement dans ma vie ainsi que de ma santé, j'avais besoin de changer d'air. J'avais déjà entendu différents témoignages d'amis qui l’avaient parcouru. Mais cela ne m'avait jamais tenté de partir. Lors d'une hospitalisation, j'ai entendu à la radio, parler du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les détails que j'ai entendus sur le pèlerinage m'ont sensibiliséesde telle manière que je me suis dit qu'il était temps de partir pour moi aussi.

J'en ai parlé autour de moi pour avoir le maximum d'information sur les itinéraires possibles, les logements et tous ce qui pouvaient m'être utile et indispensable pour réaliser le pèlerinage en chaise roulante. Malgré les informations obtenues, il m'a fallu faire beaucoup d'adaptation. Faire le pèlerinage à pied est tout à fait différent de le faire en chaise roulante. Il a fallu parcourir différents types de chemins et de routes pour être certaine de passer avec ma chaise.

Je devais me rendre contre de l'autonomie des batteries pour connaître le nombre de kilomètres que je pouvais faire avant de devoir les recharger.

Et comme je partais avec mon chien, il fallait aussi que je la prépare.

 

 

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11:30 Écrit par Christine dans avant le départ | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

3. A pied, à cheval, pourquoi pas en chaise roulante ?

Au moyen âge, les raisons qui incitaient hommes et femmes rares sur les grandes routes de pèlerinage à quitter leur maison pour entreprendre le chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle sont surtout liées au fait que les hommes du XII ème siècle aimaient voyager. Le pèlerin était l'existence même du chrétien, éternel voyageur en marcheur vers une Jérusalem éternelle. Un nombre croissant de pèlerins va en foule à Compostelle. Des témoignages le confirment. Les habitants voient passer chaque semaine des troupes se dirigeant vers la ville sainte: hommes et femmes, non seulement de France, mais d'autres royaumes et pays étrangers.

Aujourd'hui les habitants ont pu voir pour la première fois une personne en chaise roulante aller à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Et oui, pour l'année européenne de la personne à mobilité réduite, moi Christine Calapristi, je suis partie le 1er mai 2003 de Louvain-la-neuve en Belgique à Saint-Jacques-de-Compostelle en fauteuil roulant avec ma chienne Léa.

 

 

10:11 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2. Pourquoi faire Saint-Jacques de Compostelle ?


Des dizaines de milliers de pèlerins marchent désormais chaque année vers Compostelle.

Pour la plupart, la marche offre une occasion unique de rompre avec le quotidien. Mais aussi et de façon souvent humble et discrète, le pèlerin est un être en quête de spiritualité.

 

 

 

Sentes, sentiers, pistes, voies, routes, drailles, chemins  - constituant ensemble le fameux « camino » (mot espagnol signifiant « chemin » de Compostelle ! Combien d'heures, de semaines et de mois ai-je passés à les suivre ? Promenades, flâneries, randonnées, pèlerinages; pour peu qu'elle s'inscrivent dans la durée - ce qui est en général le cas pour les derniers.

 

La marche invite au retour de soi, par le biais de ce vieux compagnon connu de tous les solitaires.

Ce chemin sur lequel nous allons, n'est donc pas un chemin de randonnée ordinaire, ne serait-ce que par l'importance du patrimoine religieux qui s'y rencontre, et dans un certain sens le balise. L'homme a besoin de redécouvrir son rythme propre d'être humain, et seule la marche peut le réconcilier avec lui-même, en le sortant d'un tourbillon d'accélération qui l'étourdit.

Que serait un chemin que l'on voudrait parcourir d'une seule traite ? Il faut qu'à tel ou tel moment de l'aventure nous ayons éprouvé la nécessité impérieuse de nous arrêter; de nous immobiliser.

 

Le chemin nous rend humbles. Retraités en quête d'une rupture définitive avec le monde professionnel, étudiants, souvent catholiques, chômeurs ou autres se retrouvent sur les chemins de Compostelle.

Les touristes randonneurs sont également présents mais, le plus souvent, le temps d'un été, en se souciant peu de l'histoire de ces chemins où le sens de l'accueil et du bénévolat reste incompris. Ces adeptes du chronomètre et du balisage randonnent de la même façon sur les chemins menant à Saint-Jacques que sur les autres grands-routes,  jusqu'au jour où ils rencontrent quelqu'un hors du commun qui leur font comprendre le sens pour lequel il le fait.

 

Les pèlerins authentiques quand ils marchent, sont conscients qu'ils mettent leurs pas dans les pas de gens qui les ont précédés.

Cela semble banal, mais il n'empêche que cela suffit pour amorcer une vraie recherche spirituelle. Les reliques et la pénitence, c'est fini, terminé !

Heureusement, aujourd'hui, la démarche est plus spirituelle, plus intellectuelle.

Plus culturelle aussi.

Les chemins de vérité deviennent les chemins du sens, à charge pour chaque pèlerin d'y mettre un contenu personnel. La marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l'homme l'humilité et la beauté de sa condition. Le marcheur est aujourd'hui le pèlerin d'une spiritualité personnelle, son cheminement procure le recueillement, l'humilité, la patience...

 

Suivre les chemins de Compostelle est rarement un souhait dicté par des considérations touristiques, culturelles ou sportives.

Une des dimensions essentielles, particulièrement respectable, tient dans cette faculté que nous avons tous de décider du parcours, du temps que nous puissions y consacrer. Il ne suffit sans doute pas d'aller à Compostelle pour en revenir pèlerin mais il est certain que chacun en tire un enseignement qu'il n'aura de cesse de vouloir poursuivre en passant sur d'autres chemins. L'essentiel ne tenant sans doute pas dans l'explication de la démarche pèlerine mais dans la poursuite de sa propre quête. Laissons les poussières et les vents des drailles nous guider vers cette ville, vers Saint-Jacques-de-Compostelle !

 

09:59 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

1. Les pèlerins authentiques

Les pèlerins authentiques quand ils marchent, sont conscients qu'ils mettent leurs pas dans les pas des gens qui les ont précédés : héritage, vie et pérennité.

Cela semble banal, mais il n'empêche que cela suffit pour amorcer une vraie quête spirituelle. Les reliques et la pénitence, c'est fini, terminé !

Les mortifications, ces souffrances et ces culpabilités que l'on s'inflige, vainement, ne mènent certainement pas à l'éveil de la conscience intérieure.

Aujourd'hui, la démarche est plus spirituelle, plus intellectuelle.

Plus culturelle aussi.

La réconciliation avec soi-même, la meilleure compréhension des autres et de son environnement.

Les chemins de vérité deviennent les chemins du sens, à charge pour chaque pèlerin d'y mettre un contenu personnel.

La marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l'homme l'humilité et la beauté de sa condition.

Le marcheur est aujourd'hui le pèlerin d'une spiritualité personnelle, son cheminement procure le recueillement, l'humilité, la patience...

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