18/02/2008

11. Cinquième jour, de Louette Saint Pierre à Gespunsart en France

Voici cinq jours que je suis en route, mais seulement le premier où je démarre seul.

Pendant les quatre premiers jours, je n'ai pas eu énormément de contact avec d'autre personne àpart les amis et les connaissances et avec qui j'ai marché ainsi qu'avec les personnes qui m'ont accueillis.

J'espérais que les jours suivants je rencontrerais d'autre personne sur mon chemin.

Ce jour là, je me suis levée à 6h30 pour démarrer au plus tard à neuf heures parce que j'allais parcourir près de trente deux kilomètres avant de m'arrêter à Gespunsart en France.

 

Ce matin là, avant de quitter la chambre d'hôte,le père Amory et moi même avons pu savoir qui était vraiment notre hôte. La patronne nous a fait ressentir de l'émotion et de la souffrance en elle. Elle m'a offert un pot de miel pour la route.

Nous avons eu un déjeuner copieux et je me suis mise en route pour la France.

 

Ce fût une longue journée sous un ciel mitigé mais sans pluie. Ce jour là, fût une journée dure car c’était la première journée où je me déplaçais seule depuis mon départ le 1er mai. J'ai eu un peu le cafard.

C'est alors que je me suis mise à chanter. Cela n'était pas évident car il y avait plein d'émotion en moi et les larmes étaient à la limite de couler.

J'ai pris ce jour conscience que je devais apprendre à prendre le temps car le vrai silence, c'est l'absence de bruit intérieur. le plus dur est d'empêcher la remontée des bruits intérieurs.

Le silence c'est la prise de conscience de soi. C'est la relaxation dans la possession de soi.

On peut trouve une aide dans la nature ou l'art.

 

Moment privilégié de solitude avec soi même, ou de communion avec les autres.

C'est un état de disponibilité intérieure (écoute, accueil, regard).

On peut utiliser un conditionnement qui aide à prier; le conditionnement est propre à chacun; c'est une partie de la prière à ne pas négliger.

Pas en arrière, prise de recul: " loin d'être possédé par les choses, se posséder soi même "

Présentiment d'une présence englobante, totale ou d'une lumière, pourtant aussitôt éteinte, qui laisse une trace prolongée dans le ciel de notre vie ordinaire.

 

 

Autant je vis seule sans problème, autant passer une journée seul sur les routes après avoir été très entouré, cela est très dur.

Passé la frontière, Léa a commencé à montrer de la fatigue.

Mais il a encore fallu faire six kilomètres car c'était un village perdu sans rien.

Arrivée à l'entrée de Gespunsart, j'ai rencontré deux messieurs bien aimables à qui j'ai demandé où je pouvais passer la nuit ainsi que recharger mes batteries.

Ils ont pensé à plusieurs possibilités.

L'un des deux téléphona de tout côté pour m'aider. Les personnes qui auraient pu m'accueillir étaient absentes et le gîte était déjà occupé. C'est alors que l'un des deux téléphona à l'assistante sociale de la commune. Elle pensa à la salle des fêtes de la commune mais il fallait avoir l'autorisation du maire. Elle se rendit aussitôt à la mairie où je l'ai rejointe.

Lorsque je suis arrivée, le maire était étonné que je n’aie  fait aucune réservation avant de me mettre en route. Je lui ai dit que j'espérais trouver un logement chez l'habitant au jour le jour pour ouvrir les yeux de la société face à la personne à mobilité réduite. Qu'avec un peu de volonté on peut gravir des montagnes ! Il ne put m'accueillir chez lui car il y avait beaucoup d'escaliers et c'était le cas de plusieurs personnes.

Le maire ne pouvant m'accueillir chez lui, accepta de me loger dans la salle des fêtes.

L'assistante sociale m'y conduisit pour m'y installer.

A mon arrivée vers seize heures, j'étais très fatiguée et le moral n'était pas très haut car j'avais été seule la journée et encore pour finir la soirée.

Je m'installa pour la nuit, fit une petite lessive, prépara le repas de Léa ainsi que le mien.

 

 

Au fur et mesure, je reprenais le dessus. J'ai téléphoné à ma famille et cela m'a fait du bien d'être en contact avec eux. Même Léa à qui j'avais mis le téléphone à côté de son oreille se demandait où se trouvait ma soeur qu'elle entendait mais qu'elle ne voyait pas tout en balançant sa queue de contentement.

J'ai aussi envoyé des sms aux amis qui m'avaient accueillis les jours précédent pour les rassurer de mon arrivée en France et de mon installation.

Je finis par aller dormir tôt tellement j'étais fatiguée.

 

18:46 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

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Écrit par : Conducteur de bus | 21/02/2008

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