19/02/2008

13. Septième jour : de Launois sur Vence à Selles

Les parents d’Amandine m’ont conduit jusqu’à Sault les Rethel au-delà des travaux, à trente neuf  kilomètres au nord de Reims. 

 

En arrivant dans la région de Reims

 

Ce jour-là, il faisait très chaud sur routes agréables. Mais il faisait tellement chaud que je devais m’arrêter régulièrement à l’ombre pour ma chienne et fidèle compagnon Léa.

Arrivée à Pontfaverger, on me renseigna des chambres d’hôtes à quelques kilomètres de là, le village de Selles. Même si ce n’était pas sur mon itinéraire, je me suis dirigée vers ce village pour me reposer un peu.

Lorsque je me suis présentée, il y avait de nouveau un problème d’accessibilité en chaise roulante, et en plus la propriétaire était sur le point de partir pour plusieurs jours dans la famille. Il était donc impossible d’y loger.

Elle m’envoya chez l’adjoint du maire, qui aurait pu éventuellement m’aider, mais il était absent. La mairie était fermée, il n’y avait plus de curé dans le village et la plupart des habitants n’étaient pas encore rentrés de leur travail.

 

Je ne pouvais plus aller très loin, car je n’avais presque plus d’autonomie pour mes batteries.

J’étais prête à quitter le village, lorsque je vis deux petites filles dans leur jardin. J’y entrai et demandai à la maman si elle pouvait m’aider pour trouver un logement.

Elle aurait voulu m’accueillir, mais elle ne pouvait rien décider sans l’autorisation de son mari. Elle téléphona au travail des voisins, pour demander si eux pouvaient m’accueillir.

Une des voisines étaient d’accord, mais elle ne rentrait que vers 18h30-19h.

J’étais soulagée, car j’avais un logement pour la nuit. Je restai donc avec la dame et ses deux petites filles, en attendant le retour de la voisine. Pendant ce temps, nous cherchions d’autres adresses de logement pour les jours à venir. Léa se reposait et se faisait câliner par les deux petites filles.

 

Lorsque la voisine est rentrée de son travail, elle expliqua à son mari que j’étais en route vers Saint Jacques de Compostelle en chaise roulante et que je cherchais un logement pour la nuit.

Mais son mari ne la croyait pas : elle avait tellement l’habitude de lui faire des blagues.

Ce soir-là, ils recevaient des amis. Un de plus ne dérangeait pas.

Léa, s’étant reposé l’après-midi, était en pleine forme le soir. Elle a commencé par courir comme une folle dans le jardin.

Pendant que nous mangions, elle était sagement installée dans le fauteuil en prenant ses aises.

Il était presque minuit quand nous sommes allé dormir. Je n’étais pas mécontente d’être dans un bon lit et de pouvoir me reposer. Le lendemain, le mari n’en revenait toujours pas : en chaise roulante depuis la Belgique jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, seule avec mon chien depuis une semaine !

 

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14:59 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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