22/02/2008

16. Dixième jour : de Vertus à Anglure

Samedi 10 mai, je me mets en route sous un ciel nuageux et froid mais sur une route plus agréable et plus calme que la veille.

En effet je me suis déplacée pendant plusieurs jours sur une route très fréquentée par les camions parce que c'était la seule qui conduisait à l'autoroute.

Les camions ne pouvant se déplacer le week-end m'auront permis de circuler sur une route plus calme et moins dangereuse et heureusement car c'était fatigant.

Au bout des vingt six kilomètres, je commence à chercher un logement chez l'habitant car il n'y avait ni salle communale, ni salle paroissiale accessible.

Les habitants sont très froid et ne m'accueillent pas.

Au bout de trente kilomètres, j’arrive à Marigny et je suis toujours sans logement.

Sur les derniers kilomètres, tous les habitants, que je croise me parlent d'une personne qui pourrait éventuellement m'accueillir dans un bâtiment accessible mais elle n'habite pas sur ma route et en plus je devrais retourner sur mes pas.

 

A Marigny, il faut que je prenne une décision, recharger mes batteries pour retourner sur mes pas pour trouver un logement chez la personne dont on m'avait parlé ou continuer ma route pour trouver un logement plus loin. J'essaye donc de joindre la personne qui  pourrait me loger mais en vain.

Je profite de faire recharger mes batteries jusqu'à dix huit heures.

Entre temps j'ai pu contacter la personne pour lui expliquer que je faisais le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle en chaise roulante, si elle peut m'aider car je cherche un logement pour la nuit.

Je sens dans la voix que cela l'embête plus qu'autre chose et elle me répond qu'elle me contacterait plus tard. Mais au bout d'une heure, elle ne m'a toujours pas rappelée. Le temps passe et je n'ai toujours pas de logement. Je la rappelle plusieurs fois et elle finit par me répondre qu'elle veut bien m'accueillir chez elle mais il y a des marches. Je lui ai dit qu'avec de l'aide, je peu monter quelques marches. C'est alors qu'elle me dit qu'elle a des problèmes au dos et quelle ne peut m'aider.

Je lui parle du bâtiment adapté qui peut m'accueillir. Elle me répond qu'il faut qu'elle trouve un matelas ensuite un sommier alors que je m'étais débrouillé jusque là.

Je ne peu plus attendre car il est déjà dix huit heures et que j'ai encore au moins une heure de route jusqu'à la ville suivante.

Je lui dit de laisser tomber car je m'étais remise en route et que j'essayerais de trouver le curé à Anglure.

C'est alors qu'elle m'a dit qu'elle possédait le numéro de téléphone du curé.

Je le contact alors qu'il est sur le point de partir et qu'il ne rentrerait pas avant vingt et une heures. Il me dit qu'il ne peut pas laisser les portes ouvertes et qu'il faudrait que  j'attende son retour pour entrer dans les locaux. A force de discuter, il fut d'accord de laisser la porte du local paroissial ouverte.

Soudain ! Il me sort que les locaux sont en travaux. Je lui réponds que je me débrouillerais avec le local.

A mon arrivée, je ne m'attendais pas à de tels travaux.

Un local était occupé par tout le matériel et l'autre était dans un tel état que je n'aurais jamais pu y dormir à cause de la poussière de chantier.

Je m’installe dans le local où tout leur matériel est rangé.

Je n'ose rien sortir de mon sac de peur d'y mettre plein de poussière. Je sors juste mon sac de couchage pour dormis dans ma chaise roulante.

Cette nuit, j'ai très froid malgré un bon sac de couchage car le chauffage est en panne et que la température à l'extérieur a chutée énormément pendant la nuit. Même Léa a froid.

 

Je fini par la prendre sur moi et on se réchauffe mutuellement.

 

004_02

 

 

 

005_03

 

 

 

006_04

 

 

 

007_05

 

 

 

011_09

 

 

 

012_10

 

 

 

013_11

 

 

 

 

 

11:30 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.