10/04/2008

24. Seizième et dix-septième jour, un séjour prolongé à Vézelay



Vendredi 16 mai, je reste à Vézelay pour bien me reposer, visiter la ville et passer de bons moments avec des amis.

Après une nuit bien méritée j’espérais pouvoir dormir plus longtemps. Malheureusement les éboueurs sont passés au camping à six heures trente pour faire leur travail.

Après une nuit humide et froide, je me lève à six heures trente tellement que j’ai froid. Apparemment, je ne suis pas la seule car nous sommes plusieurs à nous diriger vers les douches. Heureusement, les douches sont bien chaudes et cela me permet de me réchauffer. Etant levée et réchauffée, je vais chercher le pain en me promenant avec Léa.

Il est déjà presque huit heures lorsque je  retourne au camping.

Le temps de déjeuner, faire un peu de rangement et la fin de la matinée était déjà là. C’est alors que mon ami Stany arrive.

Comme j’attends encore deux de mes amis, je vais me promener avec Stany et Léa au centre de Vézelay.

Vézelay est célèbre pour sa basilique romane dédiée à Sainte Marie Madeleine.

Elle est une étape importante du chemin de Compostelle.

Mais Vézelay a aussi sa beauté propre, grâce aux ruelles pentues et aux vieilles maisons qui s’agrippent aux flancs de la colline éternelle. Des maisons s’élèvent sur des salles romanes souterraines où logeaient les pèlerins dans le temps.

La promenade des remparts offre des échappées sur la campagne environnante et, depuis la terrasse du château, au chevet de la basilique, on a une vue splendide sur la vallée de la cure et jusqu’à Morvan.

 

Je veux visiter la basilique Sainte Madeleine avec mon ami Stany, mais il y a une volée d’escalier et l’accès avec la rampe est fermé. Près d’une heure après avoir demandé qu’on ouvre la porte accessible en chaise. Elle est toujours fermée. Je prends mon courage à deux mains et je monte comme je peux les escaliers, aidée par mes  béquilles et mon ami Stany.

Arrivée à l’intérieur de la basilique, nous sommes très mal reçus car nous n’avons pas attendu plus longtemps qu’il nous ouvre la porte et car le chien est avec nous.

Je réponds qu’il m’accompagne et que lui aussi est pèlerin. Mais rien à faire et je fais demi tour.

C’est alors qu’il décide d’ouvrir la porte accessible en chaise roulante.

Nous entrons avec le chien et visitons la basilique.

En sortant de la basilique, Bibiane et son époux Etienne me téléphonent pour me prévenir de leurs arrivées à l’auberge de jeunesse. Ils nous rejoignent en ville et nous allons manger ensemble. Nous passons un moment agréable à quatre. Après le repas, Stany nous quitte pour se rendre à un mariage. Nous rentrons à l’auberge de jeunesse pour nous reposer.

Après avoir dormi une nuit sous tente, le responsable de l’auberge accepte que je loge à l’auberge avec Léa, car il n’y a personne et parce qu’il a vu la difficulté pour moi que de loger sous tente

Après s’être installés dans la chambre, nous profitons de nous détendre au jardin. C’est alors que Léa reviens avec un os de je ne sais où et l’a dévoré.

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant très agréable où nous parlons longuement avant de rentrer nous coucher.

Pour un jour de repos, il passe très vite, j’ai a peine le temps de le voir passer.

 

 

Samedi 17 mai :

Habituée à me lever tôt pour partir sur les chemins de Compostelle depuis mon départ, il m’est difficile de dormir tard.

Je donc prépare la table pour le petit déjeuner.

Après avoir déjeuné, nous allons nous promener dans Vézelay, visiter et faire une série de photos.

Nous croisons un show de Ferrari et je demande à mes amis de me prendre en photo avec ma Ferrari (chaise roulante) parmi les autres Ferrari.

Ma chaise roulante peut bien avoir le titre de Ferrari pour avoir franchi 524 km en deux semaines sur les routes.

Pour dîner, nous allons manger dans un petit restaurant chambre d’hôte, très simple et très agréable auprès du feu de bois.

L’après-midi nous allons chercher une nouvelle crédenciale pour continuer ma route.

C’est à la communauté de Jérusalem que nous l’obtenons.

Je suis abasourdi lorsqu’il nous dit qu’il ne s’agit pas de n’importe qu’elle crédenciale mais celle de l’église catholique. Comme si cela a de l’importance ! La crédenciale est le passeport pour l’accès des gîtes pour les pèlerins. Un pèlerinage est ouvert à tous et non seulement au catholique. Les pèlerins ne crient pas sur les toits leurs religions. Ils peuvent aussi bien être protestant ou autre encore.

 

Deux jours, que cela passe très vite et comme tout à une fin, il faut déjà rentré à l’auberge de jeunesse car mes amis doivent rentrer en Belgique.

Cela m’a fait chaud au cœur de revoir mes amis, malheureusement tous les bons moments ont une fin. Il faut se dire au revoir. Cette séparation est dure aussi bien pour moi que pour Léa. Léa était très folle en la présence de mes amis. Aussitôt qu’ils sont partis, elle se calme et cesse de jouer.

Pour ne pas y penser, je continue à écrire mon journal et les premières cartes postales de mon pèlerinage.

 

La fraternité décuple sa vitalité.

L’union décuple les forces.

De la rencontre des idées, la lumière jaillit.

Dans la marche en cordée, le corps s’affermit, l’âme se dilate.

La personne se sent grandie dans une dimension auparavant inconnue.

La paix et la joie l’habitent.

Plus besoin de courir après la richesse éphémère !

Pauvre d’or et d’argent, l’homme est riche de relation.

Dépouillé du serpent de l’envie et de la convoitise, il est riche du bonheur de vivre.

 

Après le souper, je commence à préparer mon sac pour le lendemain.

Malheureusement, Léa est malade toute la nuit et je dois nettoyer la chambre.

Deux jours d’arrêt m’ont fait du bien, mais je ne suis pas mécontente de me remettre en route.

 

 

 

 

025_23
027_25
029_27
030_28
031_29
032_30
033_31
035_33
036_34
037_35
038_36
 



 

14:49 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.