26/02/2008

21. Quatorzième jour : de Saint Florentin à Joux la ville

Mercredi 14 mai, Léa vient me réveiller comme si elle est pressée de se mettre en route. Je quitte Saint Florentin pour Chablis où j’ai réservé une chambre d’hôte qu’un ami m’a conseillé afin de parcourir que vingt six kilomètre cinq cents.

Peu après Saint Florentin, je dois emprunter une route nationale fort fréquentée et dangereuse pour pouvoir rejoindre des petits chemins.

C’est alors que la police intervint car ils me trouvent en danger.

Je leur explique que je vais à Saint Jacques de Compostelle et que je suis obligé de passer par-là pour rejoindre Chablis où je me rends aujourd’hui.

Malgré qu’ils ne soient plus dans leur juridiction, ils sont allés repérer la route pour ma sécurité.

Je peu ainsi continuer ma route avec les indications qu’ils m’ont transmises pour rejoindre la petite route et je les en remercie.

Arrivée à Chablis, je me renseigne où vie la personne où je dois me rendre.

La surprise c’est qu’il n'y avait personne. Je dois continuer ma route dans l’espoir de trouver un logement.

Dix kilomètres avant Sacy, je dois recharger mes batteries chez l’habitant pour poursuivre ma route.

Après une heure de recharge, je reprends la route.

J’ai trouvé un gîte de France non loin de là mais tout à fait inaccessible en chaise roulante.

Je me retrouve à court de batteries et dans l’impossibilité de continuer ma route.

Je téléphone au responsable du gîte de France tout proche s’il peut me dépanner.

Il me donne les coordonnées d’un gîte de France se trouvant à Joux la ville dont la personne possède une grande voiture pour me dépanner.

Je leur téléphone en leur expliquant le problème et je leur demande si ils peuvent venir me chercher. L’épouse accepte et viens me chercher pour me conduire à son gîte. Ce gîte de France situé à Joux la ville est très sympathique et possède une chambre adaptée pour une personne en chaise roulante. Au lieu de parcourir vingt six kilomètre cinq cents, j’ai parcouru quarante sept en chaise et près de quinze kilomètres en voiture.

J’ai bien progressé, je ne suis plus qu’à vingt cinq kilomètres de Vézelay, ma première grande étape.

 

003_01

 

 

004_02

 

 

005_03

 

 

006_04
 

 

 

 

 

 

12:24 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20. Treizième jour : de Rigny le Ferron à Saint Florentin

Mardi 13 mai, voici déjà treize jours que je suis en route.

Je me mets en route après un petit déjeuner copieux.

Chaque jour a sa peine et ses difficultés.

Je ne me pose pas encore  la question « qu’est-ce que je fais ici ! Alors qu’une amie qui a déjà fait le pèlerinage m’a dit que je me poserais la question après deux semaines.

Bien au contraire, je suis bien dans ma peau. J’ai déconnecté de tout mon train train habituel.

Encore une journée nuageuse avec quelques gouttes de pluie vers midi.

J’arrive à Saint Florentin vers 13H30.

Il n’y a pas de gîte ni de chambre d’hôte à Saint Florentin. Je vais donc pour la première fois dans un petit hôtel. Je me permet d’y aller car je suis toujours dans mon budget et que j’ai besoin de vrai repos.

L’accueil en famille est très bien et a un sens plus spirituel, aussi bien pour le pèlerin qui prend ce qu’on lui offre que pour l’habitant qui ouvre son cœur et sa maison à une inconnue.

J’ai un peu de scrupule de loger à l’hôtel en tant que pèlerin, mais cette fois je n’avais pas le choix.

En arrivant à l’hôtel, je me repose tout de suite et prendre une bonne douche chaude après plusieurs jours d’eau froide.

Aussitôt arrivé à l’hôtel, Léa s’installe sur le canapé pour dormir.

Elle aussi a besoin de se reposer car nous avons déjà parcouru à ce jour quatre cent trente deux  kilomètres ce qui fait une moyenne de trente tris kilomètres par jour.

C’est un petit hôtel très simple vu de l’extérieur. Mais plus chic à l’intérieur.

 

 

029_27
002_0


 

 

 

10:00 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/02/2008

16. Dixième jour : de Vertus à Anglure

Samedi 10 mai, je me mets en route sous un ciel nuageux et froid mais sur une route plus agréable et plus calme que la veille.

En effet je me suis déplacée pendant plusieurs jours sur une route très fréquentée par les camions parce que c'était la seule qui conduisait à l'autoroute.

Les camions ne pouvant se déplacer le week-end m'auront permis de circuler sur une route plus calme et moins dangereuse et heureusement car c'était fatigant.

Au bout des vingt six kilomètres, je commence à chercher un logement chez l'habitant car il n'y avait ni salle communale, ni salle paroissiale accessible.

Les habitants sont très froid et ne m'accueillent pas.

Au bout de trente kilomètres, j’arrive à Marigny et je suis toujours sans logement.

Sur les derniers kilomètres, tous les habitants, que je croise me parlent d'une personne qui pourrait éventuellement m'accueillir dans un bâtiment accessible mais elle n'habite pas sur ma route et en plus je devrais retourner sur mes pas.

 

A Marigny, il faut que je prenne une décision, recharger mes batteries pour retourner sur mes pas pour trouver un logement chez la personne dont on m'avait parlé ou continuer ma route pour trouver un logement plus loin. J'essaye donc de joindre la personne qui  pourrait me loger mais en vain.

Je profite de faire recharger mes batteries jusqu'à dix huit heures.

Entre temps j'ai pu contacter la personne pour lui expliquer que je faisais le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle en chaise roulante, si elle peut m'aider car je cherche un logement pour la nuit.

Je sens dans la voix que cela l'embête plus qu'autre chose et elle me répond qu'elle me contacterait plus tard. Mais au bout d'une heure, elle ne m'a toujours pas rappelée. Le temps passe et je n'ai toujours pas de logement. Je la rappelle plusieurs fois et elle finit par me répondre qu'elle veut bien m'accueillir chez elle mais il y a des marches. Je lui ai dit qu'avec de l'aide, je peu monter quelques marches. C'est alors qu'elle me dit qu'elle a des problèmes au dos et quelle ne peut m'aider.

Je lui parle du bâtiment adapté qui peut m'accueillir. Elle me répond qu'il faut qu'elle trouve un matelas ensuite un sommier alors que je m'étais débrouillé jusque là.

Je ne peu plus attendre car il est déjà dix huit heures et que j'ai encore au moins une heure de route jusqu'à la ville suivante.

Je lui dit de laisser tomber car je m'étais remise en route et que j'essayerais de trouver le curé à Anglure.

C'est alors qu'elle m'a dit qu'elle possédait le numéro de téléphone du curé.

Je le contact alors qu'il est sur le point de partir et qu'il ne rentrerait pas avant vingt et une heures. Il me dit qu'il ne peut pas laisser les portes ouvertes et qu'il faudrait que  j'attende son retour pour entrer dans les locaux. A force de discuter, il fut d'accord de laisser la porte du local paroissial ouverte.

Soudain ! Il me sort que les locaux sont en travaux. Je lui réponds que je me débrouillerais avec le local.

A mon arrivée, je ne m'attendais pas à de tels travaux.

Un local était occupé par tout le matériel et l'autre était dans un tel état que je n'aurais jamais pu y dormir à cause de la poussière de chantier.

Je m’installe dans le local où tout leur matériel est rangé.

Je n'ose rien sortir de mon sac de peur d'y mettre plein de poussière. Je sors juste mon sac de couchage pour dormis dans ma chaise roulante.

Cette nuit, j'ai très froid malgré un bon sac de couchage car le chauffage est en panne et que la température à l'extérieur a chutée énormément pendant la nuit. Même Léa a froid.

 

Je fini par la prendre sur moi et on se réchauffe mutuellement.

 

004_02

 

 

 

005_03

 

 

 

006_04

 

 

 

007_05

 

 

 

011_09

 

 

 

012_10

 

 

 

013_11

 

 

 

 

 

11:30 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2008

11. Cinquième jour, de Louette Saint Pierre à Gespunsart en France

Voici cinq jours que je suis en route, mais seulement le premier où je démarre seul.

Pendant les quatre premiers jours, je n'ai pas eu énormément de contact avec d'autre personne àpart les amis et les connaissances et avec qui j'ai marché ainsi qu'avec les personnes qui m'ont accueillis.

J'espérais que les jours suivants je rencontrerais d'autre personne sur mon chemin.

Ce jour là, je me suis levée à 6h30 pour démarrer au plus tard à neuf heures parce que j'allais parcourir près de trente deux kilomètres avant de m'arrêter à Gespunsart en France.

 

Ce matin là, avant de quitter la chambre d'hôte,le père Amory et moi même avons pu savoir qui était vraiment notre hôte. La patronne nous a fait ressentir de l'émotion et de la souffrance en elle. Elle m'a offert un pot de miel pour la route.

Nous avons eu un déjeuner copieux et je me suis mise en route pour la France.

 

Ce fût une longue journée sous un ciel mitigé mais sans pluie. Ce jour là, fût une journée dure car c’était la première journée où je me déplaçais seule depuis mon départ le 1er mai. J'ai eu un peu le cafard.

C'est alors que je me suis mise à chanter. Cela n'était pas évident car il y avait plein d'émotion en moi et les larmes étaient à la limite de couler.

J'ai pris ce jour conscience que je devais apprendre à prendre le temps car le vrai silence, c'est l'absence de bruit intérieur. le plus dur est d'empêcher la remontée des bruits intérieurs.

Le silence c'est la prise de conscience de soi. C'est la relaxation dans la possession de soi.

On peut trouve une aide dans la nature ou l'art.

 

Moment privilégié de solitude avec soi même, ou de communion avec les autres.

C'est un état de disponibilité intérieure (écoute, accueil, regard).

On peut utiliser un conditionnement qui aide à prier; le conditionnement est propre à chacun; c'est une partie de la prière à ne pas négliger.

Pas en arrière, prise de recul: " loin d'être possédé par les choses, se posséder soi même "

Présentiment d'une présence englobante, totale ou d'une lumière, pourtant aussitôt éteinte, qui laisse une trace prolongée dans le ciel de notre vie ordinaire.

 

 

Autant je vis seule sans problème, autant passer une journée seul sur les routes après avoir été très entouré, cela est très dur.

Passé la frontière, Léa a commencé à montrer de la fatigue.

Mais il a encore fallu faire six kilomètres car c'était un village perdu sans rien.

Arrivée à l'entrée de Gespunsart, j'ai rencontré deux messieurs bien aimables à qui j'ai demandé où je pouvais passer la nuit ainsi que recharger mes batteries.

Ils ont pensé à plusieurs possibilités.

L'un des deux téléphona de tout côté pour m'aider. Les personnes qui auraient pu m'accueillir étaient absentes et le gîte était déjà occupé. C'est alors que l'un des deux téléphona à l'assistante sociale de la commune. Elle pensa à la salle des fêtes de la commune mais il fallait avoir l'autorisation du maire. Elle se rendit aussitôt à la mairie où je l'ai rejointe.

Lorsque je suis arrivée, le maire était étonné que je n’aie  fait aucune réservation avant de me mettre en route. Je lui ai dit que j'espérais trouver un logement chez l'habitant au jour le jour pour ouvrir les yeux de la société face à la personne à mobilité réduite. Qu'avec un peu de volonté on peut gravir des montagnes ! Il ne put m'accueillir chez lui car il y avait beaucoup d'escaliers et c'était le cas de plusieurs personnes.

Le maire ne pouvant m'accueillir chez lui, accepta de me loger dans la salle des fêtes.

L'assistante sociale m'y conduisit pour m'y installer.

A mon arrivée vers seize heures, j'étais très fatiguée et le moral n'était pas très haut car j'avais été seule la journée et encore pour finir la soirée.

Je m'installa pour la nuit, fit une petite lessive, prépara le repas de Léa ainsi que le mien.

 

 

Au fur et mesure, je reprenais le dessus. J'ai téléphoné à ma famille et cela m'a fait du bien d'être en contact avec eux. Même Léa à qui j'avais mis le téléphone à côté de son oreille se demandait où se trouvait ma soeur qu'elle entendait mais qu'elle ne voyait pas tout en balançant sa queue de contentement.

J'ai aussi envoyé des sms aux amis qui m'avaient accueillis les jours précédent pour les rassurer de mon arrivée en France et de mon installation.

Je finis par aller dormir tôt tellement j'étais fatiguée.

 

18:46 Écrit par Christine dans Difficulté | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |