25/04/2008

25. Dix-huitième jour de Vézelay à Lormes

Lundi 18 mai 2003.

Je me mets en route qu’à  dix heures trente après une nuit agitée.

Une fine pluie intermittente tombe.

C’est mon premier jour de pluie, depuis ma mise en route pour Compostelle.

Aujourd’hui, je parcours des chemins forts dénivelés ce qui  fait consommer plus vite les batteries. J’ai perd du temps au début de la journée suite à une erreur du à  la fatigue. Je parcours quatre kilomètres en  plus.

Je m’arrête pendant une heure pour recharger mes batteries et pendant ce temps, je m’assoupie.

 

Lorsque j’arrive à Lormes, je demande aux habitants s’il y avait un gîte ou une chambre d’hôtes dans la région. Les gens m’indiquent gentiment le chemin pour me rendre à l’auberge. Lorsque j’y arrive, j’ai difficile à entrer parce qu’il est inaccessible en chaise.

 

 

La porte est ouverte mais il n’y a personne. La personne qui gère cette auberge n'est pas joingnable que dans un magasin mais comme nous sommes  dimanche, je ne peu pas la joindre.

Je mets ma chaise dans le jardin et je rentre avec mes béquilles.

Je mets recharger mes batteries en passant le câble par la fenêtre et je place la bâche au-dessus de la chaise, pour éviter qu’elle ne soit mouillée au matin parce qu’il pleut.

 

Après m’être installée, je fais à manger et je prépare ma route pour le lendemain.

Pour finir la journée, je regard un peu la télévision. J’ai rarement eu l’occasion de voir la télévision depuis mon départ et cela ne m’a pas manqué du tout sauf pour la météo.

Je passe la soirée et la nuit seule dans l’auberge. Il n’y a aucun autre occupant. Après avoir passé la nuit au gîte des Rochers à Lormes, je dois me remettre en route.

 

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11:29 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/04/2008

24. Seizième et dix-septième jour, un séjour prolongé à Vézelay



Vendredi 16 mai, je reste à Vézelay pour bien me reposer, visiter la ville et passer de bons moments avec des amis.

Après une nuit bien méritée j’espérais pouvoir dormir plus longtemps. Malheureusement les éboueurs sont passés au camping à six heures trente pour faire leur travail.

Après une nuit humide et froide, je me lève à six heures trente tellement que j’ai froid. Apparemment, je ne suis pas la seule car nous sommes plusieurs à nous diriger vers les douches. Heureusement, les douches sont bien chaudes et cela me permet de me réchauffer. Etant levée et réchauffée, je vais chercher le pain en me promenant avec Léa.

Il est déjà presque huit heures lorsque je  retourne au camping.

Le temps de déjeuner, faire un peu de rangement et la fin de la matinée était déjà là. C’est alors que mon ami Stany arrive.

Comme j’attends encore deux de mes amis, je vais me promener avec Stany et Léa au centre de Vézelay.

Vézelay est célèbre pour sa basilique romane dédiée à Sainte Marie Madeleine.

Elle est une étape importante du chemin de Compostelle.

Mais Vézelay a aussi sa beauté propre, grâce aux ruelles pentues et aux vieilles maisons qui s’agrippent aux flancs de la colline éternelle. Des maisons s’élèvent sur des salles romanes souterraines où logeaient les pèlerins dans le temps.

La promenade des remparts offre des échappées sur la campagne environnante et, depuis la terrasse du château, au chevet de la basilique, on a une vue splendide sur la vallée de la cure et jusqu’à Morvan.

 

Je veux visiter la basilique Sainte Madeleine avec mon ami Stany, mais il y a une volée d’escalier et l’accès avec la rampe est fermé. Près d’une heure après avoir demandé qu’on ouvre la porte accessible en chaise. Elle est toujours fermée. Je prends mon courage à deux mains et je monte comme je peux les escaliers, aidée par mes  béquilles et mon ami Stany.

Arrivée à l’intérieur de la basilique, nous sommes très mal reçus car nous n’avons pas attendu plus longtemps qu’il nous ouvre la porte et car le chien est avec nous.

Je réponds qu’il m’accompagne et que lui aussi est pèlerin. Mais rien à faire et je fais demi tour.

C’est alors qu’il décide d’ouvrir la porte accessible en chaise roulante.

Nous entrons avec le chien et visitons la basilique.

En sortant de la basilique, Bibiane et son époux Etienne me téléphonent pour me prévenir de leurs arrivées à l’auberge de jeunesse. Ils nous rejoignent en ville et nous allons manger ensemble. Nous passons un moment agréable à quatre. Après le repas, Stany nous quitte pour se rendre à un mariage. Nous rentrons à l’auberge de jeunesse pour nous reposer.

Après avoir dormi une nuit sous tente, le responsable de l’auberge accepte que je loge à l’auberge avec Léa, car il n’y a personne et parce qu’il a vu la difficulté pour moi que de loger sous tente

Après s’être installés dans la chambre, nous profitons de nous détendre au jardin. C’est alors que Léa reviens avec un os de je ne sais où et l’a dévoré.

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant très agréable où nous parlons longuement avant de rentrer nous coucher.

Pour un jour de repos, il passe très vite, j’ai a peine le temps de le voir passer.

 

 

Samedi 17 mai :

Habituée à me lever tôt pour partir sur les chemins de Compostelle depuis mon départ, il m’est difficile de dormir tard.

Je donc prépare la table pour le petit déjeuner.

Après avoir déjeuné, nous allons nous promener dans Vézelay, visiter et faire une série de photos.

Nous croisons un show de Ferrari et je demande à mes amis de me prendre en photo avec ma Ferrari (chaise roulante) parmi les autres Ferrari.

Ma chaise roulante peut bien avoir le titre de Ferrari pour avoir franchi 524 km en deux semaines sur les routes.

Pour dîner, nous allons manger dans un petit restaurant chambre d’hôte, très simple et très agréable auprès du feu de bois.

L’après-midi nous allons chercher une nouvelle crédenciale pour continuer ma route.

C’est à la communauté de Jérusalem que nous l’obtenons.

Je suis abasourdi lorsqu’il nous dit qu’il ne s’agit pas de n’importe qu’elle crédenciale mais celle de l’église catholique. Comme si cela a de l’importance ! La crédenciale est le passeport pour l’accès des gîtes pour les pèlerins. Un pèlerinage est ouvert à tous et non seulement au catholique. Les pèlerins ne crient pas sur les toits leurs religions. Ils peuvent aussi bien être protestant ou autre encore.

 

Deux jours, que cela passe très vite et comme tout à une fin, il faut déjà rentré à l’auberge de jeunesse car mes amis doivent rentrer en Belgique.

Cela m’a fait chaud au cœur de revoir mes amis, malheureusement tous les bons moments ont une fin. Il faut se dire au revoir. Cette séparation est dure aussi bien pour moi que pour Léa. Léa était très folle en la présence de mes amis. Aussitôt qu’ils sont partis, elle se calme et cesse de jouer.

Pour ne pas y penser, je continue à écrire mon journal et les premières cartes postales de mon pèlerinage.

 

La fraternité décuple sa vitalité.

L’union décuple les forces.

De la rencontre des idées, la lumière jaillit.

Dans la marche en cordée, le corps s’affermit, l’âme se dilate.

La personne se sent grandie dans une dimension auparavant inconnue.

La paix et la joie l’habitent.

Plus besoin de courir après la richesse éphémère !

Pauvre d’or et d’argent, l’homme est riche de relation.

Dépouillé du serpent de l’envie et de la convoitise, il est riche du bonheur de vivre.

 

Après le souper, je commence à préparer mon sac pour le lendemain.

Malheureusement, Léa est malade toute la nuit et je dois nettoyer la chambre.

Deux jours d’arrêt m’ont fait du bien, mais je ne suis pas mécontente de me remettre en route.

 

 

 

 

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14:49 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/02/2008

22. Savoir se relaxer

Savoir se relaxer

 

C'est vrai pour notre corps

on ne peut pas vivre sans récupérer,

sans dormir, sans prendre le pemps de respirer.

Si on exagère,

si on fourni trop d'efforts

au point de se " claquer" et d'être malade,

on dépasse ses limites.

Un travail sans repos, une vie sans détente,

ce n'est pas humain.

Savoir changer de rythme,

reprendre son souffle,

savoir prendre des loisirs,

essayer de changer d'air et d'occupation,

c'est faire la volonté de Dieu.

Mais on reviend de vacances complètement épuisé,

enervé, excité, de "mauvais poil" avec tout le monde,

si on n'est pas en forme parce qu'on est crevé,

à quoi ont servi ces semaines de détente ? 

10:32 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2008

19. Douzième jour : de Rigny-la-Nonneuse à Rigny-de-Feron

Après avoir passé une bonne nuit réparatrice, je me remets en route par une journée agréable mais très froide.

Il  fait un temps nuageux, accompagnée dans le courant de l'après-midi de quelques gouttes de pluies Je traverse de très belle région avec des déniveler importants entre Rigny la Nonneuse et Rigny de Ferron en cinq heures pour arriver au gîte.

Surprise en arrivant car les chambres du gîte sont à l’étage alors que j’avais téléphoné pour m’assurer de l’accessibilité.

On me propose d’aller dans un autre gîte appartenant à un membre de la famille.

Ce gîte est au rez-de-chaussée, mais il faut que je retourne sur mes pas d’au moins trois kilomètres.

Je reste donc à Rigny de Ferron en sachant que je doive monter un étage.

Je m’installe dans ma chambre avec l’aide des propriétaires. Ils me proposent de sortir Léa pour éviter de devoir descendre.

Ils m’aident comme ils peuvent.

 

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09:38 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/02/2008

15. Neuvième jour, de Verzenay à Vertus

Le 9 mai, le temps était couvert. La famille qui tenait le gîte m'a conduit en voiture de l'autre côté de la montagne de Reims jusqu'à Launois parce que la montée de la montagne de Reims promettait d'être avec de beaux dénivelés.

J'ai continué jusqu'à Vertus.

Au début la route était agréable mais elle est devenue de moins en moins agréable à cause de la circulation.

Par ce week-end férié, il m'a été difficile de trouver un logement.

Il n'y avait plus de place.

On  téléphona pour moi au curé de la paroisse en lui expliquant que je faisais le chemin de Saint Jacques et que je cherchais un logement en vain.

 

Le curé me proposa d'occuper la salle paroissiale.

C'était mieux que rien et j’acceptai.

Ce soir là, j'ai rencontré pour la première fois d’autres pèlerins en route pour Compostelle. Il s'agissait d'un couple, Yannick et Marianne.

Cette nuit là, comme j'avais mal à la hanche, je ne pris pas le risque de dormir par terre.

Je pencha le dossier de ma chaise et suréleva les reposes pieds.

J’installai mon matelas en dessous de mes jambes que j'ai posées sur la table.

J'ai donc dormi dans ma chaise avec les jambes sur la table.

Ce couple de pèlerin allait rentrer en Belgique à la fin de ce week-end pour ensuite reprendre le pèlerinage à Saint Jean Pied de Port à la frontière espagnole et où j'aurais de leur nouvelle.

 

 

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10:36 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Prendre le temps de vivre

" Prendre le temps de vivre "

 

 

 

Il existe des gens autour de soi,

qui ne savent pas s'arrêter,

se reposer, se détendre

prendre un peu de bon temps.

Ils ne savent que dire :

"Excusez-moi, je n'ai pas le temps...

"Laissez-moi tranquille,

je suis occupé, je n'ai pas le temps"

"Je voudrais bien prier mais je n'ai pas le temps"

Ils vivent sur leurs nerfs et sont, comme on dit,

" toujours à rebrousse poils"

Courir tout le temps, ce n'est pas vivre

En agissant ainsi, on ne respecte pas

les rythmes de la vie inscrits par Dieu dans l'univers

le jour et la nuit, l'été et l'hiver

car à un temps d'effort doit correspondre

un temps de relaxation

de sommeil et de repos.

 

 

10:07 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2008

13. Septième jour : de Launois sur Vence à Selles

Les parents d’Amandine m’ont conduit jusqu’à Sault les Rethel au-delà des travaux, à trente neuf  kilomètres au nord de Reims. 

 

En arrivant dans la région de Reims

 

Ce jour-là, il faisait très chaud sur routes agréables. Mais il faisait tellement chaud que je devais m’arrêter régulièrement à l’ombre pour ma chienne et fidèle compagnon Léa.

Arrivée à Pontfaverger, on me renseigna des chambres d’hôtes à quelques kilomètres de là, le village de Selles. Même si ce n’était pas sur mon itinéraire, je me suis dirigée vers ce village pour me reposer un peu.

Lorsque je me suis présentée, il y avait de nouveau un problème d’accessibilité en chaise roulante, et en plus la propriétaire était sur le point de partir pour plusieurs jours dans la famille. Il était donc impossible d’y loger.

Elle m’envoya chez l’adjoint du maire, qui aurait pu éventuellement m’aider, mais il était absent. La mairie était fermée, il n’y avait plus de curé dans le village et la plupart des habitants n’étaient pas encore rentrés de leur travail.

 

Je ne pouvais plus aller très loin, car je n’avais presque plus d’autonomie pour mes batteries.

J’étais prête à quitter le village, lorsque je vis deux petites filles dans leur jardin. J’y entrai et demandai à la maman si elle pouvait m’aider pour trouver un logement.

Elle aurait voulu m’accueillir, mais elle ne pouvait rien décider sans l’autorisation de son mari. Elle téléphona au travail des voisins, pour demander si eux pouvaient m’accueillir.

Une des voisines étaient d’accord, mais elle ne rentrait que vers 18h30-19h.

J’étais soulagée, car j’avais un logement pour la nuit. Je restai donc avec la dame et ses deux petites filles, en attendant le retour de la voisine. Pendant ce temps, nous cherchions d’autres adresses de logement pour les jours à venir. Léa se reposait et se faisait câliner par les deux petites filles.

 

Lorsque la voisine est rentrée de son travail, elle expliqua à son mari que j’étais en route vers Saint Jacques de Compostelle en chaise roulante et que je cherchais un logement pour la nuit.

Mais son mari ne la croyait pas : elle avait tellement l’habitude de lui faire des blagues.

Ce soir-là, ils recevaient des amis. Un de plus ne dérangeait pas.

Léa, s’étant reposé l’après-midi, était en pleine forme le soir. Elle a commencé par courir comme une folle dans le jardin.

Pendant que nous mangions, elle était sagement installée dans le fauteuil en prenant ses aises.

Il était presque minuit quand nous sommes allé dormir. Je n’étais pas mécontente d’être dans un bon lit et de pouvoir me reposer. Le lendemain, le mari n’en revenait toujours pas : en chaise roulante depuis la Belgique jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, seule avec mon chien depuis une semaine !

 

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14:59 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« Apprendre à prendre le temps »

« Apprendre à prendre le temps »

 

 

 

Le vrai silence, c’est l’absence de bruit intérieur.

Le plus dur est d’empêcher la remontée des bruits

intérieurs.

Le silence, c’est la prise de conscience de soi.

C’est la relaxation dans la possession de soi.

On peut trouver une aide dans la nature ou l’art (icônes)

Moment privilégié de solitude avec soi-même

ou de communication avec les autres.

C’est un état de disponibilité intérieure

(écoute, accueil, regard)

On peut utiliser un « conditionnement » qui aide à prier;

le conditionnement est propre à chacun;

c’est une partie de la prière à ne pas négliger.

Pas en arrière, prise de recul :

« Loin d’être possédé par les choses, se posséder soi-même. »

Pressentiment d’une présence englobant,

totale ou d’une lumière pourtant aussitôt éteinte,

qui laisse une trace prolongée dans le ciel de notre vie ordinaire.

Ceux qui travaillent à mettre la paix autour d’eux

Ceux qui savent pardonner et ne gardent pas rancune

Ceux qui ont le cœur pur comme celui d’un enfant

Ceux qui savent écouter et comprendre leurs frères.

Ceux qui savent mettre dans leur vie délicatesse et douceur

Ceux qui savent partager la joie et la souffrance des autres.

Ce rêve de bonheur que nous portons au fond du cœur,

Le Christ veut que nous réalisions bien au-delà de nos désirs,

dès maintenant et pour toujours.

13:06 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2008

3. A pied, à cheval, pourquoi pas en chaise roulante ?

Au moyen âge, les raisons qui incitaient hommes et femmes rares sur les grandes routes de pèlerinage à quitter leur maison pour entreprendre le chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle sont surtout liées au fait que les hommes du XII ème siècle aimaient voyager. Le pèlerin était l'existence même du chrétien, éternel voyageur en marcheur vers une Jérusalem éternelle. Un nombre croissant de pèlerins va en foule à Compostelle. Des témoignages le confirment. Les habitants voient passer chaque semaine des troupes se dirigeant vers la ville sainte: hommes et femmes, non seulement de France, mais d'autres royaumes et pays étrangers.

Aujourd'hui les habitants ont pu voir pour la première fois une personne en chaise roulante aller à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Et oui, pour l'année européenne de la personne à mobilité réduite, moi Christine Calapristi, je suis partie le 1er mai 2003 de Louvain-la-neuve en Belgique à Saint-Jacques-de-Compostelle en fauteuil roulant avec ma chienne Léa.

 

 

10:11 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2. Pourquoi faire Saint-Jacques de Compostelle ?


Des dizaines de milliers de pèlerins marchent désormais chaque année vers Compostelle.

Pour la plupart, la marche offre une occasion unique de rompre avec le quotidien. Mais aussi et de façon souvent humble et discrète, le pèlerin est un être en quête de spiritualité.

 

 

 

Sentes, sentiers, pistes, voies, routes, drailles, chemins  - constituant ensemble le fameux « camino » (mot espagnol signifiant « chemin » de Compostelle ! Combien d'heures, de semaines et de mois ai-je passés à les suivre ? Promenades, flâneries, randonnées, pèlerinages; pour peu qu'elle s'inscrivent dans la durée - ce qui est en général le cas pour les derniers.

 

La marche invite au retour de soi, par le biais de ce vieux compagnon connu de tous les solitaires.

Ce chemin sur lequel nous allons, n'est donc pas un chemin de randonnée ordinaire, ne serait-ce que par l'importance du patrimoine religieux qui s'y rencontre, et dans un certain sens le balise. L'homme a besoin de redécouvrir son rythme propre d'être humain, et seule la marche peut le réconcilier avec lui-même, en le sortant d'un tourbillon d'accélération qui l'étourdit.

Que serait un chemin que l'on voudrait parcourir d'une seule traite ? Il faut qu'à tel ou tel moment de l'aventure nous ayons éprouvé la nécessité impérieuse de nous arrêter; de nous immobiliser.

 

Le chemin nous rend humbles. Retraités en quête d'une rupture définitive avec le monde professionnel, étudiants, souvent catholiques, chômeurs ou autres se retrouvent sur les chemins de Compostelle.

Les touristes randonneurs sont également présents mais, le plus souvent, le temps d'un été, en se souciant peu de l'histoire de ces chemins où le sens de l'accueil et du bénévolat reste incompris. Ces adeptes du chronomètre et du balisage randonnent de la même façon sur les chemins menant à Saint-Jacques que sur les autres grands-routes,  jusqu'au jour où ils rencontrent quelqu'un hors du commun qui leur font comprendre le sens pour lequel il le fait.

 

Les pèlerins authentiques quand ils marchent, sont conscients qu'ils mettent leurs pas dans les pas de gens qui les ont précédés.

Cela semble banal, mais il n'empêche que cela suffit pour amorcer une vraie recherche spirituelle. Les reliques et la pénitence, c'est fini, terminé !

Heureusement, aujourd'hui, la démarche est plus spirituelle, plus intellectuelle.

Plus culturelle aussi.

Les chemins de vérité deviennent les chemins du sens, à charge pour chaque pèlerin d'y mettre un contenu personnel. La marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l'homme l'humilité et la beauté de sa condition. Le marcheur est aujourd'hui le pèlerin d'une spiritualité personnelle, son cheminement procure le recueillement, l'humilité, la patience...

 

Suivre les chemins de Compostelle est rarement un souhait dicté par des considérations touristiques, culturelles ou sportives.

Une des dimensions essentielles, particulièrement respectable, tient dans cette faculté que nous avons tous de décider du parcours, du temps que nous puissions y consacrer. Il ne suffit sans doute pas d'aller à Compostelle pour en revenir pèlerin mais il est certain que chacun en tire un enseignement qu'il n'aura de cesse de vouloir poursuivre en passant sur d'autres chemins. L'essentiel ne tenant sans doute pas dans l'explication de la démarche pèlerine mais dans la poursuite de sa propre quête. Laissons les poussières et les vents des drailles nous guider vers cette ville, vers Saint-Jacques-de-Compostelle !

 

09:59 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

1. Les pèlerins authentiques

Les pèlerins authentiques quand ils marchent, sont conscients qu'ils mettent leurs pas dans les pas des gens qui les ont précédés : héritage, vie et pérennité.

Cela semble banal, mais il n'empêche que cela suffit pour amorcer une vraie quête spirituelle. Les reliques et la pénitence, c'est fini, terminé !

Les mortifications, ces souffrances et ces culpabilités que l'on s'inflige, vainement, ne mènent certainement pas à l'éveil de la conscience intérieure.

Aujourd'hui, la démarche est plus spirituelle, plus intellectuelle.

Plus culturelle aussi.

La réconciliation avec soi-même, la meilleure compréhension des autres et de son environnement.

Les chemins de vérité deviennent les chemins du sens, à charge pour chaque pèlerin d'y mettre un contenu personnel.

La marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l'homme l'humilité et la beauté de sa condition.

Le marcheur est aujourd'hui le pèlerin d'une spiritualité personnelle, son cheminement procure le recueillement, l'humilité, la patience...

09:55 Écrit par Christine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |