02/04/2008

23. Quinzième jour : de Joux la ville à Vézelay

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Je ne suis plus qu’à trente kilomètres pour arriver à Vézelay où je compte m’arrêter plusieurs jours pour me reposer.

Pour la première fois ce quinze mai, je dors presque une heure en plus avant de me mettre en route, sans partir trop tard.

Pour éviter la route nationale, j’emprunte la départementale 32 de Joux la ville jusqu’à Voutenay s/cure. Ce qui me permet de traverser une très belle région vallonnée.

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Ensuite j’emprunte la D950 pour suivre une petite route traversant le bois vers Montillot puis vers Blannay. C’est une superbe région avec un super panorama. En m’écartant de la nationale, j’évite non seulement la circulation dangereuse, mais j’ai l’occasion de voir plein d’animaux sauvages dont un cerf et une famille de sanglier car la route est très calme sans circulation.

C’est un endroit tellement bucolique qu’on peut y ressourcer son énergie pour plusieurs jours. L’esprit peut s’évader et penser à beaucoup de choses.

Pour rejoindre une petite route déserte et longeant un cour d’eau, je dois traverser le village de Givry dont les routes sont en très mauvais état.

 

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Je rejoins la nationale à Asquins jusqu’à Vézelay car il n’y avait pas d’autre passage possible en chaise.

 

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J’arrive à Vézelay en milieu d’après-midi où j’atteins mon troisième objectif.

Le premier était de me mettre en route vers Compostelle, le second, d’arriver en France et le troisième, d’arriver à Vézelay.

Le prochain sera d’arriver au Puy en Velay. Je me rends au camping lié à l’auberge de jeunesse pour m’installer.

 

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C’est un camping très simple, mais bien adapté pour une personne en chaise roulante.

J’ai donc planté ma tente proche des sanitaires et profité du beau temps.

Première vraie halte depuis mon départ et première retrouvaille avec des amis.

En effet un ami qui vient en France pour un mariage m’a contacté pour me voir, sans savoir où je suis exactement.

L’autre surprise, est qu’un couple d’amis me rejoindrait aussi le lendemain.

Que de surprise après 15 jours de route sans voir quelqu’un que je connais, de rencontrer trois personnes connues et appréciées !

Après m’être installée, je vais allée faire un tour en ville.

 

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26/02/2008

18. LE BONHEUR

Le bonheur est tout petit,

si petit que parfois on ne le voit pas,

alors qu’on le cherche partout.

Il est dans l’arbre qui chante dans le vent ;

L’oiseau le crie dans le ciel.

La rivière le murmure,

le ruisseau le chuchote,

le soleil le dit,

ainsi que la goutte de pluie.

On peut le voir dans le regard de l’enfant,

dans le pain que l’on rompt pour le partage,

dans la main tendue.

Le bonheur,

on le cherche dans le béton,

dans l’acier, dans la fortune,

mais il n’y est pas,

ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire,

mais il est là à côté de nous, et on passe sans le voir,

car il est tout petit.

Le bonheur ne se cache pas,

c’est là son secret.

Il est tout près de nous,

voire en nous.

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22/02/2008

17. Onzième jour : d’Anglure à Rygny-la-Nonneuse

Après cette nuit mémorable, je ne suis pas mécontente de quitter la salle paroissiale d'Anglure.

A mon départ, le curé m'offre des oranges en disant: que c'était tout ce qu'il a !

Il a dû penser qu'après la nuit mémorable et froide, j'ai besoin de vitamines pour ne pas tomber malade.

Neuf heures, je me mets en route sous un soleil bleu mais froid le matin. Aujourd’hui, je suis très fatiguée, au point de m’endormir sur la route et cela est dangereux pour moi et Léa.

Comme il fait bon vers midi, je m’arrête dans un champ pour dormir une petite heure.

Des habitants proche des champs m'ayant vue m’arrêter et ne pas bouger pendant une heure, se sont inquiétés. Je les rassure quand je leur explique que je fais le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle et que je me  arrêté pour me reposer avant de continuer.

Après les problèmes de la veille pour trouver un logement, je prends les devants en demandant très tôt aux habitants s'il n'y a pas une chambre d'hôte où un gîte dans les environs.

Arrivée à Rigny la Nonneuse, je demande aux habitants de la première maison où je peu trouver un loger pour cette nuit !

C'est alors qu'elle me propose de rester chez elle et j'accepte.

Je n'ai parcouru que vingt cinq kilomètres mais au moins j'ai un logement.

Etant arrivée en milieu d'après-midi, j'ai peu me reposer et le couple n'a même fait tourner une machine.

Léa profite de son après-midi de repos pour jouer avec les jeunes chiots des hôtes.

Je passe un très bon moment dans cette famille où j'ai chaleureuse.

 

 

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12:26 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14. Huitième jour de Selles à Verzenay

En ce huit mai, voici déjà une semaine que je suis sur la  route de Saint Jacques.

Que cela passe vite ! J’ai pris le rythme des pèlerins en me levant à l’aurore, pour marcher dans le silence et la réflexion. J’évitais les grosses chaleurs quand il y en avait.

Aujourd’hui ce fut le cas. Il a fait tellement chaud que j’ai du m’arrêter plusieurs fois.

Tous les jours je rencontre des gens formidables, qui m’ouvrent leur porte sans me connaître.

Cela me change du quotidien, où les gens sont stressés et courent dans tous les sens.

Tous les gens que j’ai rencontrés, ont pris le temps de vivre, de se détendre pour m’accueillir. Ils ne m’ont pas répondu : «  je n’ai pas le temps », ou encore moins « je suis occupé ».

Bien au contraire ils ont pris le temps d’accueil un pèlerin venant de nulle part. Et ce qui plus est, tous les villageois m’ont accompagnée en prière.

Aujourd’hui, je suis arrivée à Verzenay, une petite ville de Champagne, à quinze kilomètres de Reims, surplombant l’un des prestigieux coteaux à la montagne de Reims.

 

 

 

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17/02/2008

10. Quatrième jour : de Beauraing à Louette Saint Pierre

Le Père Etienne Amory qui m'a accueilli pour la nuit, est venu m'apporter le petit déjeuner pour discuter de mon pèlerinage avant d'aller à la messe.

C'était avec plaisir de le retrouver depuis qu'il a quitté la paroisse du Blockry.

Non seulement il m'a accueilli mais en plus il m'a accompagné jusqu'à l'étape suivante.

Nous avons quitté Quartier Galet vers 9h40 sous un soleil radieux avec des routes agréables malgré les dénivelés.

Nous sommes arrivés vers 16h, pas mécontent  car il faisait chaud. En plus Léa et le père Amory étaient fatigués. Ils ont eu dur pour parcourir les trois derniers kilomètres.

Arrivés à la chambre d'hôtes, quelques soucis se sont posés car il y avait deux marches à moins d'un mètre l'une de l'autre pour rentrée dans la maison.

Il a fallu chipoter avec des pierres et des planches pour rentrer.

Cet endroit n'est pas idéal pour une chaise roulante électrique.

La chambre que j’ai occupée au rez-de-chaussée était spacieuse mais difficile pour y circuler car il y a des meubles dans tous les coins au milieu du passage et en plus l'accès au sanitaire était impossible car la porte était trop étroite.

Mes béquilles étaient les biens venus.

Etienne et moi-même trouvions la personne qui nous a accueillies assez froide. Ce soir là, c'était le dernier soir où j'étais encore accompagnée et nous en avons profités pour discuter longtemps avant d'aller au lit.

 

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16/02/2008

9. Troisième jour : de Celles à Beauraing

 

En début d’après-midi, je me suis donc mise en route avec les personnes qui voulaient m’accompagner jusqu’à Beauraing.

Une bonne complicité  s’est installée.

Moi étant en chaise roulante, je suis considérée comme un piéton. Et comme tout piéton, je dois me déplacer face aux voitures pour être vu et en sécurité.

Sur la route entre Celles et Beauraing, il y a énormément de courbes qui n’est pas des plus simple et plus sécurisant lorsque je voyais les voitures arrivées  à toute allure.

Grâce à mon amie Bibiane, les automobilistes étaient prévenus de ma présence sur la route. De sorte à les leur faire signe avant qu’ils n’arrivent à ma hauteur, Bibiane me précédait avec son vélo afin de les faire ralentir.

 

Lors de la préparation de l’itinéraire, il y a un petit morceau du parcours que je n’aurais pas du prévoir de prendre. Ces bien entendu lorsque je l’ai pris que je me suis rendu compte du problème. Heureusement que ce jour là je n’étais pas seul.

En effet ce chemin de près de 2 kilomètres était en terre avec des rochers de part et d’autre avec en plus un dénivelé très important.

Seul, je n’aurais pu m’en sortir car non seulement l’état du terrain, il avait plu les jours précédents et je glissais facilement, de droite à gauche, de gauche à droite au risque de rester coincé  entre les rochers et dans la boue. Chacune des personnes qui m’accompagnait ce jour là m’a aidé soit en dirigeant ma chaise, soit en tenant Léa ma chienne de sorte qu’elle ne me tire pas.

Car le fait de ne pas avancer à son rythme elle était

tentée de me tirer. Pour parcourir ce chemin, il fallut justesse et précision.

Après ce fameux chemin, nous devions rejoindre une petite route et bien sûr nous nous sommes trompés.

Il a fallu faire demi-tour. Comme nous avions perdu du temps sur le mauvais chemin et suite à l’erreur en empruntant la petite route, les deux personnes qui étaient à pied avec moi voulaient faire du stop pour gagner du temps, d’autant plus que l’une des deux était fatiguée que nous étions encore loin d’y arriver.

Nous avons donc essayé de faire du stop mais personne ne s’arrêtait car ils pensaient qu’ils devraient prendre tout le monde. Etant en chaise roulante avec mon chien, mon amie Bibiane étant à vélo ainsi que deux piétons cela faisait beaucoup. Bien entendu nous faisions du stop que pour les deux piétons. Je décida donc d’avancer un peu par rapport au autre personne afin qu’une voiture s’arrête.

Lors du passage d’une voiture, Bibiane a fait du stop mais elle ne s’est pas arrêtée. Arrivée à ma hauteur, comme la fenêtre était ouverte, j’ai appelé plusieurs fois « M. S’il vous plait » et il s’est arrêté.

Il s’agissait d’un couple âgé. Je leur demandai dans quelle direction ils se dirigeaient et s’ils pouvaient déposer les deux piétons à la gare de Beauraing.

Quand je leur ai dit que j’étais sur les routes de saint Jacques de Compostelle, ils ont accepté de conduire les deux piétons à la gare de Beauraing et m’ont demandé de prier pour eux. Qu’elle gentillesse de la part de ce couple !

Bibiane et moi-même avons pu continuer notre route plus rapidement vue que je roulais plus vite qu’un pas de piéton et Bibiane à vélo allait encore plus vite.

Nous nous sommes retrouvés à la gare de Beauraing où nous nous étions donnés rendez-vous. A peine quittée la gare de Beauraing, le mari de Bibiane a pris les deux piétons pour les conduire jusqu’à Quartier Galet où se terminait mon étape.

C’est bien de partir l’après-midi mais seul pour quelque kilomètre. Je suis arrivée avec Bibiane a Quartier Galet fatiguée à passé 21 heures. Heureusement que les journées n’étaient pas courte sinon j’aurais du me déplacer sur la route dans le noir ce qui aurait été dangereux.

Il fallait encore manger et s’installer dans sa chambre.

Heureusement nous avons eu un temps splendide toute la journée. Pour la suite de mon pèlerinage, j’ai décidé que jamais plus je me mettrais en route l’après-midi. Même pour quelque kilomètre, il faut tout prévoir. Je pouvais être détournée par une route en travaux, avoir un problème de batterie, cela  me demanderait de les recharger en cour de journée ce qui me ferais perdre facilement une heure.

Enfin installer pour me reposer et être en forme le lendemain pour continuer ma route, mais amis m’ont quittés pour rentrer chez eux après une longue journée.

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12:40 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

8. Deuxième jour, de Namur à Celles

Le lendemain, je me suis levée de bonne heure pour partir au plus tard à 8h et arrivée de bonne heure à Dinant où j'étais attendu.

Malheureusement la journée n'avait pas bien commencé car l'élévateur me permettant de rejoindre la salle à manger, est tombé en panne lorsque j'étais dessus.

Heureusement que j'avais mon téléphone portable pour contacter le responsable.

Il a fallu près d'une heure pour débloquer l'élévateur et je n'avais pas encore déjeunée.

Vu que j'étais attendu à Dinant, J'ai donc décidé de prendre le train de Namur à Dinant pour rattraper le retard que j'avais pris.

Léa ne voulait pas monter sur la rampe d'accès. C'était tous nouveaux pour elle.

La veille on l'avait fait monter dans le train par les escaliers malgré qu'elle ait peur du vide. Les rampes s'étaient une nouveauté pour elle. Il a fallu que je monte dans le train pour qu'elle me suive.

Arrivée à Dinant, mon amie et son fils Mathieu m'attendaient.

J'ai donné Léa à mon amie pour avoir plus facile à descendre du train.

Comme je devais attendre la rampe, Léa était inquiète et ce demandait pourquoi je ne descendais pas du train.

Une fois descendues, nous avons mis les bagages dans la voiture et j'ai parcouru le chemin de la Leffe avec mon amie Bibiane.

 

Par une journée splendide, agréable j’ai traversé une région pleine de charme. Le chemin de la Leffe est très agréable à parcourir. Une partie boisée, pleine de couleurs de fleurs différentes.

J’ai parcouru la première partie vers Celles avec mon amie Bibiane jusqu’au moment où son époux nous a rejoint à vélo, lui en venant de Celles. Ce fut très agréable.

Léa ma chienne de son côté, était pressée d’arriver au « Hurlevent » la maison d’hôte du couple d’ami, car je lui avais parlé de Zora la chienne de mes amis avec laquelle elle allait pouvoir jouer en arrIvant. Léa adore jouer avec les autres chiens. Alors quand elle a la possibilité de jouer avec un chien, elle se dépêche. A peine arrivée, elles se sont mises à jouer ensemble comme des folles et cela pendant toute l’après-midi. Pour elle c’était aussi une grande expédition de partir en pèlerinage. Elle allait rencontrer énormément de compagnon humain ainsi que des animaux.

Elle m’accompagnait pour me protéger, pour me soutenir dans mon expédition.

C’est un chien plein d’amour qui adore marcher

et rentrer en contact avec d’autre.

Sur la première journée, elle avait déjà fait craquer plus d’une personne.

Les gens engageaient la discussion indirectement à travers elle, lorsqu’ils voulaient me parler.

Les humains sont assez maladroits lorsqu’ils doivent engager une discussion avec une personne à mobilité réduite. Grâce à Léa, ils leurs étaient beaucoup plus faciles. On me

demandait où j’allais avec mon chien, quel était son nom, son âge… et bien d’autre question encore ce qui ouvrait au dialogue.

C’est souvent à partir de contact avec Léa que j’ai raconté aux gens que je partais en

Pèlerinage sur les routes de saint-Jacques-de-Compostelle.

Moi de mon côté, après avoir dîner, je me suis reposée.

L’après-midi a été une après-midi calme dans une ambiance chaleureuse auprès du feu de bois.

Une ambiance chaleureuse comme à chaque accueil « Au Hurlevent » Je remercie mes amis d’un tel accueil.

Le soir nous avons souper en famille, suivi d’un bain bien mérité après avoir franchi un étage en montant sur mon derrière et ainsi descendre avec des béquilles.

Ce qui ne se fût pas sans peine.

Lorsqu’on a ses deux jambes qui fonctionnent bien, il n’est pas difficile de monter et de descendre les escaliers mais quand on est atteint d’une maladie neuromusculaire, il est très difficile car on n’a plus assez de force dans les jambes.

A chaque fois que j’ai du franchir des escaliers ne fussent que pour aller dormir c’était tout un effort mais une satisfaction.

« Au Hurlevent », je n’ai pas du monter les escaliers pour aller dormir car ils m’avaient installer un lit au rez-de-chaussée.

Le lendemain, je ne me suis mise en route que l’après-midi parce que plusieurs personnes voulaient me rejoindre pour marcher avec moi l’après-midi. Nous nous sommes donc mis en route qu’après dîner en direction de Beauraing qui était mon étape suivante.

Comme à chaque moment de temps calme et libre, j’ai écris différents textes ou travaillé sur des textes que j’avis choisi avant de partir.

Voici l’un de ces textes.

 

 

 

« Ceux qui travaillent à mettre la paix autour d’eux.

Ceux qui savent pardonner et ne gardent pas rancune.

Ceux qui ont le cœur pur comme celui d’un enfant.

Ceux qui savent écouter et comprendre leurs frères.

Ceux qui savent mettre dans leur vie délicatesse et douceur.

Ceux qui savent partager la joie et la souffrance des autres.

Ce rêve de bonheur que nous portons au fond du cœur, le christ vaut que nous réalisions bien au-delà de nos désirs, dès maintenant et pour toujours »

 

 

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12:23 Écrit par Christine dans joie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |