19/02/2008

12. Sixième jours : de Gespunsart à Launois sur Vence

Les anges gardiens ne manquent pas

Après une nuit agitée, je me suis levée de bonne heure dans l’idée de partir à neuf heures.

Au moment de mon départ, les personnes qui m’ont accueillie sont venues m’apporter un pique-nique.

J’ai toujours eu un ange gardien jusqu’ici, que ce soit pour manger ou pour dormir.

Ce jour là, j’ai parcouru près de trente deux kilomètres cinq cent, par un temps couvert accompagné de quelques gouttes de pluie.

Heureusement, quelques rayons de soleil sont aussi venus me réchauffer un peu, car j’avais froid à certains moments.

 

Je n’ai pas eu de problème pour trouver mon chemin entre Gespunsart et Charleville-Mézières.

Par contre, j’ai dû chercher un peu à partir de Charleville-Mézières, parce qu’il y avait des travaux. J’ai pu arriver à Jandrun grâce à deux personnes charitables.

Ici a fallu recharger chez l’habitant les batteries de ma chaise roulante.

C’est un fermier aimable qui m’a aidée. Cela a pris une bonne demi-heure.

Pendant ce temps, nous avons parlé de mon voyage, car il voulait en savoir plus.

Il m’a renseigné le monastère de Neuvizy pour le logement.

Des pèlerins y sont accueillis fréquemment.

 

Je me suis donc remise en route. Mais j’ai eu de nouveaux soucis. Comme la région était très vallonnée, les batteries se sont déchargées plus vite. J’avais beau sonné aux portes, personne ne venait ouvrir.

Arrivée à la crête juste avant Neuvizy, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui m’a permis de faire le rechargement. Je lui ai parlé de mon voyage plein de rencontres spirituelles.

Je lui aie dit que j’étais continuellement protégée ; les difficultés n’ont pas manqué, mais une solution s’est présentée chaque fois. Je lui ai dit aussi que je cherchais un logement. Elle a téléphoné à plusieurs personnes, dont le curé de Neuvizy, mais qui étaient absentes.

 

Enfin, c’est la famille Champenoise qui m’a gentiment accueillie. Elle m’offrait une tasse de café, lorsqu’une voiture s’est arrêtée devant la maison.

C’était la voiture que j’ai tenté d’arrêter en cours de route. J’avais remarqué qu’elle avait à bord une rampe d’accès pour une chaise roulante.

Cette dame m’a dit que c’était pour sa fille Amandine qui était atteinte de myopathie et ne pouvait se déplacer qu’en chaise roulante. La maman d’Amandine m’a proposé de venir chez elle en attendant le retour du curé de Neuvizy.

La famille a fini par me garder pour le souper et même pour la nuit. Ils comprenaient parfaitement mon initiative de partir sur les chemins de Compostelle.

Ils comprenaient aussi les différences de vie que doivent assumer les personnes à mobilité réduite. Leur vie n’est pas toujours facile. Elles ont souvent de gros problèmes pour l’intégration dans la société et l’accessibilité aux lieux.

 

En parlant de mon pèlerinage, la maman d’Amandine me demande par qu’elle route j’allais continuer le lendemain.

Lorsque je lui ai expliqué l’itinéraire, elle m’a répondu que la route était en travaux et pour l’éviter elle m’y conduirait au-delà.

 

12:18 Écrit par Christine dans les rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |